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Le gouvernement plus optimiste sur la contraction de l'économie en 2020





Le 17 Septembre 2020, par La rédaction

L'économie française va subir une lourde récession en 2020, mais elle sera un peu moins pire que redouté. Après l'Insee et la Banque de France, le gouvernement a revu ses prévisions pour l'année.


Une contraction toujours très élevée

Le recul du produit intérieur brut ne sera pas de 11% en 2020, mais de 10% « seulement », d'après les dernières estimations de Bercy. Cela reste la contraction la plus importante de l'économie française depuis la seconde guerre mondiale. Le déficit public devrait s'établir à 10,1% du PIB, ce qui est là aussi un peu meilleur que pour la précédente prévision de 11,4%. Cela reste tout de même extrêmement élevé et largement en dehors des clous de Bruxelles. Durant une année normale, le déficit public ne devrait pas dépasser les 3%…

Quant au niveau de la dette publique, il est également abyssal puisqu'il représentera 117,5% du PIB. C'est tout de même moins que les 120,9% prévus par le gouvernement auparavant. Pour 2021, le rebond sera d'ampleur, avec une croissance désormais prévue de 8%, avec un plan de relance qui contribuera à hauteur de 1,5%. Cela ne suffira cependant pas pour réduire le dette : elle sera toujours très importante, avec une estimation de 116,2%. Il faudra attendre 2022 pour retrouver le niveau d'activité et de croissance que connaissait l'Hexagone en 2019.

Le chômage en forte hausse

Si l'activité devrait donc redémarrer dès l'année prochaine, la convalescence du chômage risque de prendre plus de temps. Le ministère de l'Économie prévoit ainsi 800.000 destructions d'emplois en 2020. L'économie française ne devrait créer que 300.000 emplois l'année prochaine, pas de quoi compenser les pertes massives de 2020, ni retrouver le niveau qui était celui de l'économie tricolore l'an dernier.

Ces prévisions gouvernementales peuvent encore évoluer, puisqu'elles s'appuient sur une situation sanitaire stable, c'est-à-dire sans mesures de reconfinement partiel, ou encore de restrictions de déplacement. Or, la recrudescence des cas de contaminations fait craindre une deuxième vague significative. L'Insee, plus optimiste que Bercy, prévoit de son côté une contraction du PIB de 9% cette année, tandis que la Banque de France l'estime à 8,7%.



Tags : croissance

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