L’assurance-vie a enregistré 14,9 milliards d’euros de cotisations en septembre 2025, selon France Assureurs. Une performance qui surpasse largement les niveaux observés les années précédentes et témoigne d’une confiance retrouvée dans l’épargne longue. La collecte nette, à 4,12 milliards d’euros, traduit un regain d’intérêt pour un produit jugé à la fois souple et protecteur, dans un contexte où le Livret A et les placements à court terme ralentissent.
Assurance-vie : une collecte en forte hausse, un record mensuel depuis quinze ans
En matière d’épargne, septembre 2025 restera comme l’un des mois les plus dynamiques de la décennie. Les cotisations brutes en assurance-vie se sont établies à 14,9 milliards d’euros, en hausse de près de 20 % sur un an, d’après les données publiées le 4 novembre 2025 par France Assureurs.
Les prestations, c’est-à-dire les retraits et versements aux bénéficiaires, ont atteint 10,8 milliards d’euros, un niveau en légère progression par rapport à septembre 2024 (+ 8 %). Le solde reste donc largement positif, avec une collecte nette de 4,12 milliards d’euros, contre 2,4 milliards un an auparavant. Ce résultat représente le meilleur mois de septembre depuis 2009.
Pour Franck Le Vernier, directeur général de France Assureurs, « ces chiffres traduisent la confiance durable des Français dans l’assurance-vie, qui demeure un outil clé de constitution du patrimoine et de préparation de la retraite ».
Diversification des supports et évolution des comportements d’épargne
La répartition des flux souligne une tendance forte : les épargnants diversifient davantage leurs placements. Les unités de compte (UC) ont représenté 2,5 milliards d’euros de collecte nette, tandis que les fonds en euros ont contribué à hauteur de 1,6 milliard d’euros. La part des UC dans les cotisations totales s’établit autour de 35 %, contre 38 % en 2024, selon le Cercle de l’Épargne.
Cette répartition confirme que les Français ne se détournent pas des supports sécurisés ; ils rééquilibrent plutôt leur portefeuille. L’attrait des fonds en euros demeure fort, soutenu par des rendements redevenus compétitifs après plusieurs années de taux bas. Dans le même temps, les UC continuent d’attirer un public plus averti, à la recherche d’un meilleur potentiel de performance à moyen terme.
Un encours national en hausse et un contexte favorable à l’assurance-vie
L’encours global de l’assurance-vie s’établit désormais à 2 084 milliards d’euros, selon La Tribune, en progression de 5,1 % sur un an. Ce dynamisme s’inscrit dans un contexte macroéconomique marqué par un taux d’épargne des ménages toujours important, estimé à 18,9 % du revenu disponible au deuxième trimestre 2025 . Les Français continuent donc d’accumuler de l’épargne, mais en orientant davantage leurs flux vers des produits plus souples et performants. La baisse du taux du Livret A a également contribué à ce basculement. Moins attractif, ce produit perd de son aura au profit de l’assurance-vie, qui offre une meilleure combinaison entre rendement et disponibilité.
Avec plus de 33 milliards d’euros de collecte nette cumulée depuis janvier 2025, l’assurance-vie confirme sa place centrale dans le paysage financier français. Les tendances observées en 2025 dessinent une évolution structurelle : l’assurance-vie redevient un outil actif de placement. Avec des montants en hausse constante et des arbitrages plus équilibrés entre sécurité et performance, elle consolide sa position d’actif de référence dans la stratégie d’épargne des Français.

