Catastrophe naturelle : 294 communes reconnues après les crues

Après plusieurs semaines de crues et d’inondations, l’État enclenche la procédure de catastrophe naturelle pour des centaines de communes. La reconnaissance officielle ouvre la voie aux indemnisations, tandis que l’estimation des dégâts débute dans les territoires les plus touchés.

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Catastrophe naturelle : 294 communes reconnues après les crues
Catastrophe naturelle : 294 communes reconnues après les crues | journaldeleconomie.fr

Le 25 février 2026, la publication au Journal officiel de l’arrêté portant reconnaissance de catastrophe naturelle marque un tournant pour les communes frappées par les crues et les inondations de février. Après un épisode pluvieux d’une intensité rare, la catastrophe naturelle est désormais actée pour une première vague de territoires, alors même que l’évaluation économique des dégâts commence à peine.

Catastrophe naturelle après les crues et inondations : 294 communes reconnues

La catastrophe naturelle a été reconnue pour 294 communes, après examen de 371 demandes par la commission interministérielle compétente. Selon le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué du 24 février 2026, « la commission interministérielle relative aux demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle (…) s’est réunie de façon exceptionnelle ce jour ». Ainsi, sur 371 dossiers déposés à la suite des crues et des inondations, 294 ont reçu un avis favorable, tandis que 77 ont été ajournés. Par conséquent, la catastrophe naturelle s’applique immédiatement aux communes concernées, ce qui déclenche le régime d’indemnisation spécifique.

Dans le détail, 63 communes du Lot-et-Garonne, 77 du Maine-et-Loire et 91 de la Gironde figurent parmi les territoires reconnus, comme l’a précisé le Premier ministre Sébastien Lecornu dans des propos rapportés par TF1 Info. En outre, l’exécutif a activé une procédure accélérée afin de traiter plus rapidement les demandes liées à cette catastrophe naturelle, compte tenu de l’ampleur des inondations et de la pression sur les collectivités locales.

Catastrophe naturelle et crues : un épisode pluvieux hors norme

L’épisode à l’origine de cette catastrophe naturelle s’est étalé sur environ quarante jours consécutifs de pluie, selon L’Argus de l’assurance. Cette succession de perturbations a saturé les sols, puis alimenté des crues durables dans l’Ouest et le Sud-Ouest. Dès lors, les inondations ont touché habitations, commerces et infrastructures publiques, même si la décrue s’amorce progressivement. Toutefois, malgré l’arrêt des précipitations, plusieurs cours d’eau restent à des niveaux élevés, ce qui retarde le retour complet à la normale.

La catastrophe naturelle intervient donc dans un contexte hydrologique encore fragile. Certes, la baisse des eaux est engagée dans plusieurs départements. Néanmoins, les autorités demeurent prudentes : la lenteur de la décrue complique l’accès à certaines zones et ralentit l’inventaire précis des dégâts, et les collectivités doivent consolider les digues, sécuriser les voiries et rétablir les réseaux, ce qui prolonge l’impact économique des crues et des inondations sur le tissu local.

Catastrophe naturelle : premières estimations et mécanisme d’indemnisation

La reconnaissance de catastrophe naturelle ouvre un délai strict pour les sinistrés. « Les sinistrés ont 30 jours pour déclarer leur sinistre auprès de leurs assureurs », rappelle le ministère de l’Intérieur. Ainsi, les particuliers et les entreprises disposent d’un mois pour transmettre leurs déclarations, condition indispensable à l’activation des garanties. En conséquence, les assureurs commencent à mobiliser leurs réseaux d’experts afin d’évaluer les dommages causés par les crues et les inondations.

L’estimation globale des dégâts reste en cours. À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué de montant consolidé, mais l’ampleur géographique – 294 communes reconnues en catastrophe naturelle – laisse présager un coût significatif pour le régime d’indemnisation, d’autant plus que 77 dossiers supplémentaires seront réexaminés lors de nouvelles sessions prévues les 3 et 10 mars 2026. La carte de la catastrophe naturelle pourrait encore s’élargir, ce qui augmenterait mécaniquement le volume des indemnisations liées aux inondations et aux crues.

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