À partir du 1er juillet 2025, les tarifs des consultations médicales vont de nouveau évoluer, dans le prolongement de la convention signée fin 2024 entre l’Assurance Maladie et les syndicats de médecins libéraux. Cette revalorisation, qui s’inscrit dans un plan étalé jusqu’en 2029, modifie en profondeur le cadre tarifaire des soins de ville. Enjeu central : la consultation médicale, cœur de la relation soignant-soigné, devient le levier principal d’une politique de santé révisée.
Des revalorisations ciblées dès juillet : qui est concerné ?
Les consultations médicales voient plusieurs de leurs tarifs progresser significativement. Pour les patients de plus de 80 ans, une consultation longue à soixante euros entre en vigueur dès janvier 2026, mais sa création trouve sa logique dans la vague tarifaire du 1er juillet 2025.
Les pédiatres appliqueront quarante euros pour les enfants de moins de deux ans, contre trente-neuf euros depuis décembre 2024. Les neurologues et psychiatres, eux, factureront cinquante-sept euros, revalorisant un parcours souvent long et sous-financé. Pour les gynécologues médicaux, le tarif atteint quarante euros. Du côté des gériatres, la consultation grimpe à quarante-deux euros. Enfin, les dermatologues, lorsqu’ils réalisent un dépistage de mélanome, appliqueront désormais soixante euros.
Pourquoi ces hausses ? Objectif attractivité et qualité des soins
Ces augmentations tarifaires répondent à plusieurs logiques. D’abord, compenser l’effet inflationniste et améliorer l’attractivité de la pratique libérale. Ensuite, valoriser les spécialités dites fragiles – pédiatrie, psychiatrie, gériatrie – souvent désertées. Enfin, répondre à la nécessité d’un meilleur suivi des patients vulnérables, en renforçant la place du médecin traitant.
L’Assurance Maladie justifie ainsi : « Ce rehaussement tarifaire vise à encourager une médecine de proximité plus efficace et accessible ».
Ce qui ne change pas : remboursement et téléconsultations
Le remboursement reste calé à soixante-dix pour cent par la Sécurité sociale, le reste étant pris en charge par les complémentaires santé. La téléconsultation, quant à elle, conserve un tarif fixé à vingt-cinq euros, figé pour cinq années.
En revanche, la participation forfaitaire a déjà doublé depuis le 15 mai 2024, passant d’un euro à deux euros, une hausse qui touche tous les actes médicaux, sauf exceptions (maternité, C2S…).

