La contrefaçon pèse sur les économies européennes. L’EUIPO a chiffré ce manque à gagner : il représente chaque année 60 milliards d’euros pour l’ensemble des 13 secteurs les plus frappés par ce marché souterrain (chaussures, jouets, habillement, accessoires en tout genre, etc.). Le nombre d’emplois perdus à cause des produits contrefaits est considérable : 435 000 en Europe. Pour ce qui concerne la France, la perte est estimée à 6,8 milliards d’euros, soit 5,8% des ventes dans les secteurs touchés par la contrefaçon. C’est le Royaume-Uni qui souffre le plus de la contrefaçon, avec un manque à gagner estimé à 9,2 milliards d’euros.
L’Italie et l’Allemagne paie également un lourd tribut avec des pertes de respectivement 8,6 et 8,3 milliards. Une étude de l’Union des fabricants (Unifab) montre que 37% des Français interrogés ont acquis un produit contrefait sans l’avoir su au moment de l’achat. Les jeunes sont particulièrement touchés par la contrefaçon, puisque 43% des 15 – 18 ans ont fait l’achat d’un produit contrefait sans le savoir : ces derniers ont en effet l’habitude de commander sur internet, considéré par les fabricants comme le nouveau « canal de distribution de la contrefaçon ».
Autre enseignement qui interroge les pratiques commerciales déficientes des constructeurs dépositaires des marques : si 78% des personnes interrogées estiment qu’il est dangereux d’acheter des produits contrefaits, ils sont trois quarts à penser qu’il est facile de se procurer ces contrefaçons. Sous entendu : plus facile que les produits originaux ? La contrefaçon représente pourtant un danger, que ce soit pour l’économie, la propriété intellectuelle, ou même la santé.




