En juin 2025, le crédit immobilier en France reste plutôt figé niveau taux d’intérêt. Cette tendance, qui dure depuis quelques mois, influence directement les décisions d’emprunter pour les particuliers ainsi que l’activité des banques. Bien que la Banque Centrale Européenne (BCE) doive bientôt dévoiler ses nouvelles orientations monétaires, tout le monde reste aux aguets de possibles changements pouvant remodeler le secteur financier.
Taux de crédit immobilier : stabilité qui perdure
Au 1er juin 2025, les taux proposés par les courtiers restent très similaires à ceux du mois précédent. On observe des taux moyens d’environ 3 % pour un prêt sur 15 ans, 3,20 % sur 20 ans, et un peu moins de 3,50 % sur 25 ans. Cette stabilité dure depuis quatre mois, même si quelques légères hausses ont été relevées en avril par l’observatoire Crédit Logement CSA.
Les courtiers comme Empruntis, Meilleurtaux, Cafpi, Pretto et Le Partenaire affichent chacun leurs taux selon la durée du prêt. Par exemple, sur 15 ans, Empruntis propose un taux de 3,15 %, tandis que Pretto se montre plus compétitif avec 2,85 %. Pour un prêt sur 20 ans, les taux varient entre 2,98 % chez Pretto et 3,35 % chez Empruntis. Quant aux prêts sur 25 ans, les offres vont de 3,05 % chez Pretto à 3,45 % selon Empruntis.
Production et montants des crédits immobiliers
En mars 2025, la production de crédits à l’habitat hors renégociation a atteint 12 milliards d’euros, un peu moins que les 12,3 milliards d’euros enregistrés en mars 2023. Pour revenir aux niveaux record de mai 2022, qui s’élevaient à 22,2 milliards d’euros, il faudrait quasiment doubler les chiffres actuels. En parallèle, la production de crédits immobiliers renégociés reste stable autour de 2 milliards d’euros.
L’encours des crédits à l’habitat connaît une hausse depuis trois mois. Le total des nouveaux crédits souscrits dépasse désormais le montant remboursé chaque mois sur les prêts existants. On note ainsi une augmentation de la dette immobilière globale des Français de +1,03 milliard d’euros, loin des pics d’autrefois qui dépassaient parfois 7 milliards d’euros.
Perspectives économiques et décisions de la BCE
La BCE doit communiquer sa décision monétaire le 5 juin 2025, suivi d’une nouvelle réunion le 24 juillet. Les prévisions laissent entrevoir une possible poursuite de la baisse des taux directeurs. Une telle décision pourrait rendre le financement moins onéreux pour les banques françaises et peut-être les inciter à revoir leurs propres taux à la baisse durant l’été.
Pierre Chapon de Pretto explique à Moneyvox : « La stabilisation des taux favorise le retour d’acheteurs solvables sur le marché ». Du côté de Cafpi, on note que si la BCE continue de faire baisser ses taux directeurs, « les conditions de crédit pourraient rester favorables ».
Ce qui fait bouger le marché et évolution des prix immobiliers
Le crédit immobilier est aussi influencé par différents facteurs internationaux, comme les annonces tarifaires de Donald Trump ou encore l’évolution des obligations assimilables du Trésor (OAT) françaises, qui tournent autour de 3,20 %, impactant ainsi les choix d’épargne.
Au premier trimestre 2025, les prix immobiliers ont progressé légèrement (+0,5 %), avec une hausse plus marquée en province (+0,7 %) et une petite baisse à Paris (-0,3 %). Les banques continuent également de privilégier certains profils, tels que les primo-accédants.



