Hausse du salaire net : le “big bang” proposé par l’U2P

Saviez-vous que seulement 54 % du salaire brut des Français est aujourd’hui reversé en salaire net ?

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Hausse du salaire net : le “big bang” proposé par l'U2P
Hausse du salaire net : le “big bang” proposé par l’U2P © journaldeleconomie.fr

La Union des entreprises de proximité (U2P) a récemment dévoilé un plan audacieux pour revoir la façon dont les revenus nets du travail sont calculés en France. Ce projet, surnommé « Big bang », cherche à répondre à un constat : pour une grande partie des Français, travailler ne suffit plus à améliorer leur niveau de vie. Cette initiative arrive alors que le salaire net représente aujourd’hui seulement 54 % du salaire brut (contre 69 % en 1970).

Une réforme fiscale osée

Pour tenter de changer la donne, l’U2P suggère plusieurs mesures surprenantes. L’une des idées phares consiste à supprimer complètement la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) sur tous les revenus d’activité pendant cinq ans. Selon les estimations, cela pourrait augmenter les revenus des actifs de 116 milliards d’euros (salariés, fonctionnaires, indépendants, libéraux et chefs d’entreprise inclus).

Pour payer ces réformes, l’U2P propose de relever le prélèvement forfaitaire unique sur les revenus financiers à 30 %, une mesure qui s’inscrit dans une réforme de l’épargne plus large. En outre, il est suggéré d’instaurer un plancher d’impôt sur le revenu pour ceux qui gagnent principalement grâce au foncier. L’idée est de mieux répartir la charge fiscale tout en réunissant les ressources nécessaires pour compenser la suppression de ces contributions sociales.

Mesures financières et retombées sur la société

En parallèle, l’U2P envisage de geler les retraites supérieures à 2 300 euros net pendant trois à cinq ans et de supprimer l’abattement de 10 % d’impôt sur le revenu dont bénéficient actuellement les retraités, ce qui soulève des questions sur le financement de la Sécurité sociale. Pour les héritages, le projet propose un minimum de droits allant de 10 % à 20 % pour les transmissions dépassant 500 000 euros par héritier. On y trouve aussi une amélioration du « pacte Dutreil » avec une exonération plus avantageuse si les héritiers conservent l’entreprise pendant dix ans.

Une autre piste envisagée concerne une révision des taux de TVA : une hausse modérée pour la TVA générale et une augmentation pouvant atteindre 35 % sur certains produits jugés luxueux, ce qui pourrait influencer la gestion du budget des ménages. Ces options doivent permettre de rééquilibrer les comptes publics tout en stimulant une consommation plus responsable.

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