IST : les 18-25 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement… depuis chez eux

Ce dispositif est porté par l’Assurance maladie, dans le cadre du programme national « Mon test IST », déjà actif en laboratoire depuis 2024. Mais cette fois, il s’adresse à tous les jeunes femmes qui préfèrent un test discret, rapide et autonome, depuis chez elles.

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IST : les 18-25 ans peuvent désormais se faire dépister gratuitement… depuis chez eux © journaldeleconomie.fr

Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau service de dépistage gratuit est proposé aux jeunes adultes en France. Les femmes âgées de 18 à 25 ans peuvent désormais commander, en quelques minutes, un kit d’autoprélèvement pour dépister plusieurs infections sexuellement transmissibles (IST), sans passer par un médecin, sans avancer de frais, et surtout sans quitter leur domicile.

Dépistage gratuit des infections sexuellement transmissibles (IST) : comment ça fonctionne ?

Tout se passe en ligne. Il suffit de se connecter sur le site ameli.fr et de répondre à un questionnaire confidentiel de dix questions portant sur ses pratiques sexuelles. Ce questionnaire permet de proposer un test adapté au profil de la patiente.

Une fois validé, le kit d’autoprélèvement est expédié gratuitement à l’adresse choisie. À l’intérieur : le matériel nécessaire pour effectuer soi-même les prélèvements, une notice claire, et une enveloppe préaffranchie pour retourner l’échantillon au laboratoire. Aucun frais à avancer, aucun déplacement nécessaire. Les résultats sont ensuite communiqués par SMS sous cinq jours ouvrés. En cas de dépistage positif, un accompagnement est proposé, avec un parcours de soins adapté et pris en charge.

Quelles IST sont concernées ?

Le test permet de dépister quatre infections sexuellement transmissibles fréquentes :

  • la chlamydia,
  • le gonocoque (responsable de la gonorrhée),
  • la syphilis,
  • l’hépatite B.

Ces IST sont souvent asymptomatiques, c’est-à-dire sans signes visibles. C’est ce qui les rend particulièrement dangereuses : sans dépistage, elles peuvent se transmettre sans que la personne porteuse ne le sache, ou entraîner des complications importantes si elles ne sont pas traitées à temps (inflammation, stérilité, troubles hépatiques…).

Pourquoi viser spécifiquement les 18-25 ans ?

Ce nouveau service s’adresse en priorité à la tranche d’âge 18-25 ans, car elle est aujourd’hui la plus exposée aux IST en France. Les chiffres sont clairs : entre 2021 et 2023, les cas de gonorrhée ont bondi de 59 % chez les jeunes hommes et de 46 % chez les jeunes femmes, selon l’Assurance maladie. Les infections à chlamydia, elles, ont progressé de 10 % chez les hommes, dans la même période.

Autre constat : beaucoup de jeunes ne se font pas tester régulièrement. Une étude de Santé publique France montre que le dépistage reste rare, même chez ceux qui changent souvent de partenaire ou utilisent le préservatif de manière irrégulière. Manque d’information, gêne, coût, difficulté à prendre un rendez-vous : autant de freins qui rendent ce nouveau kit particulièrement bienvenu.

Si ce service est pour l’instant réservé aux jeunes femmes, il est appelé à s’étendre prochainement aux hommes. L’Assurance maladie annonce une généralisation du dispositif à l’ensemble des 18-25 ans d’ici fin 2025. En parallèle, il est toujours possible, depuis septembre 2024, de bénéficier d’un dépistage gratuit et sans ordonnance en laboratoire, pour ces mêmes IST. Ce dispositif reste actif pour tous les jeunes, femmes et hommes, de moins de 26 ans.

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