Les allocations familiales seront accessibles dès le 1er enfant

La France enregistre sa natalité la plus basse depuis 1945 avec seulement 663 000 naissances en 2024.

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La France fait face à une forte baisse de sa natalité, un phénomène qui inquiète tant par son ampleur que par ses conséquences possibles sur la société et l’économie. En 2024, le pays a enregistré le niveau le plus bas de naissances depuis 1945, avec seulement 663 000 bébés venus au monde. Ce chiffre représente une baisse de 2% par rapport à l’année précédente et pourrait laisser des traces durables.

Une loi pour épauler les familles

Devant cette situation préoccupante, une proposition a été déposée à l’Assemblée nationale visant à instaurer des allocations familiales pour le premier enfant. L’idée ici est d’encourager les Français à envisager d’agrandir leur famille grâce à des aides familiales. Cette aide mensuelle serait modulée en fonction de la tranche de revenu fiscal des parents, afin que le soutien soit bien adapté.

Le montant maximum envisagé pour ce coup de pouce est de 75 euros par mois pour le premier enfant. Les foyers dans la deuxième tranche d’imposition pourraient toucher 38 euros, et ceux se situant dans la tranche supérieure, 19 euros. Cette mesure pourrait concerner environ 3,5 millions de familles sur le territoire.

Coût et réticences financières

Mais cette proposition soulève aussi des questions sur sa viabilité financière. Le coût annuel total est estimé à 3,6 milliards d’euros, un chiffre pas négligeable à un moment où le gouvernement cherche à faire des économies, tout en procédant à une revalorisation des prestations. Plusieurs voix se sont exprimées pour mettre en doute la solidité économique de ce projet.

Parmi elles, celle du sociologue Julien Damon ressort particulièrement. Il qualifie le projet d’« infinançable » et rappelle qu’investir beaucoup d’argent dans ce type d’aides n’entraîne pas forcément une hausse du nombre d’enfants. Pour lui, « ce n’est pas parce qu’on met plein de sous que l’on fait le premier enfant ». Damon propose à la place de rendre cette aide imposable et suggère de réduire certaines autres allocations destinées aux familles nombreuses.

Où en sont les aides actuelles aux familles

Aujourd’hui, les dispositifs existants pour aider les familles ne couvrent pas tous les besoins liés au premier enfant. La prestation d’accueil du jeune enfant s’arrête dès que l’enfant atteint trois ans, laissant un vide jusqu’à ce que l’allocation de rentrée scolaire prenne le relais à six ans.

Cette situation montre qu’il est nécessaire de repenser les politiques familiales pour mieux répondre aux besoins actuels. Mettre en place une aide dédiée au premier enfant pourrait représenter un pas positif vers un soutien plus continu des jeunes familles.

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