Le 18 février 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a annoncé une fuite de données d’une ampleur inédite. Le fichier national des comptes bancaires et assimilés, connu sous le nom de FICOBA, a été piraté, entraînant la divulgation d’environ 1,2 million d’IBAN français. Cette affaire pose de sérieuses questions sur la sécurité des données personnelles et met en lumière les cyberattaques augmentent.
Ce que ça signifie et les risques
La fuite de données expose un grand nombre de coordonnées bancaires. Ces informations ne contiennent pas les soldes des comptes, mais elles restent très sensibles pour les titulaires. Des escrocs peuvent recouper ces IBAN avec des noms et adresses postales pour monter des fraudes sophistiquées, notamment la fraude au prélèvement bancaire, explique Numerama.
Concrètement, cela peut déboucher sur des prélèvements non autorisés, des tentatives d’achats sur des plateformes comme Amazon, ou la souscription frauduleuse à des abonnements. Si votre banque vous envoie un message d’alerte, prenez-le au sérieux : cela peut indiquer que vos données ont été exposées lors de ce piratage.
Comment se protéger et que faire
Les règles bancaires permettent de contester des prélèvements non autorisés, mais prouver une fraude peut être compliqué et long, et exige vigilance et rapidité. Surveillez régulièrement les opérations sur votre compte, par exemple via des applis bancaires comme Bankin’.
Des options supplémentaires existent pour renforcer la sécurité :
- mettre en place des listes blanches et listes noires pour filtrer ou bloquer les créanciers suspects.
- Numérama propose un tutoriel détaillé pour guider pas à pas.
En cas de besoin, bloquer temporairement votre compte peut être une mesure d’urgence utile pour gagner du temps pendant que vous mettez en place d’autres protections.



