Renault affiche une perte de 10,9 milliards d’euros en 2025

Renault enregistre une perte historique de 10,9 milliards d’euros en 2025. Le constructeur automobile français, fragilisé par la dépréciation de sa participation dans Nissan, subit une chute brutale en Bourse. Derrière ce choc comptable, Renault affiche pourtant un chiffre d’affaires en hausse. Explications sur une année noire qui ébranle la trajectoire du groupe en 2025.

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Renault affiche une perte de 10,9 milliards d’euros en 2025
Renault affiche une perte de 10,9 milliards d’euros en 2025 | journaldeleconomie.fr

Le 19 février 2026, Renault a publié ses résultats financiers annuels et annoncé une perte nette de10,9 milliards d’euros pour l’exercice 2025. Cette perte massive, confirmée par Le Parisien, découle principalement d’une révision comptable liée à sa participation dans Nissan.

Selon le média, « le groupe Renault a enregistré en 2025 une perte nette de 10,9 milliards d’euros, liée à une révision de la valeur de sa part dans le japonais Nissan ». Ainsi, Renault subit une perte essentiellement technique, puisque cette charge inclut 9,3 milliards d’euros non décaissés, d’après le communiqué officiel du groupe publié le 19 février 2026.

En effet, Renault détient environ 35 % de Nissan, et la nouvelle méthode de consolidation a conduit à une dépréciation massive de cette participation. Dès lors, cette perte comptable pèse lourdement sur le résultat net 2025, alors même que l’activité opérationnelle progresse.

Par ailleurs, le chiffre d’affaires de Renault atteint 57,9 milliards d’euros en 2025, en hausse de 3 %. Toutefois, malgré cette croissance, la marge opérationnelle recule à 6,3 %, contre 7,6 % en 2024, ce qui confirme un affaiblissement de la rentabilité.

Hors impact Nissan, Renault dégage néanmoins un bénéfice net de 715 millions d’euros. Cependant, cette performance reste en net retrait par rapport à l’exercice précédent, ce qui accentue la perception négative des investisseurs face à cette perte exceptionnelle.

Renault chute en Bourse après l’annonce de la perte

Dès l’ouverture des marchés, Renault a subi une réaction immédiate des investisseurs. En effet, le marché a sanctionné la publication des résultats 2025, en raison notamment de la perte de 10,9 milliards d’euros et des perspectives prudentes pour 2026.

Ainsi, Renault voit son cours reculer sensiblement, tandis que les analystes s’inquiètent de la visibilité à court terme. De surcroît, la communication du groupe sur la baisse attendue de la marge accentue la pression.

« Hors impact de Nissan, le bénéfice net du groupe a baissé de manière significative et la marge opérationnelle s’est réduite par rapport à 2024 ». Par conséquent, même sans la perte liée à Nissan, Renault montre des signes de tension sur sa rentabilité.

En outre, Renault prévoit pour 2026 une marge opérationnelle autour de 5,5 % du chiffre d’affaires. Le groupe précise que cet objectif s’inscrit « dans un environnement concurrentiel difficile ».

Dès lors, la Bourse anticipe une année encore délicate. Car, bien que la perte 2025 soit largement comptable, elle fragilise l’image financière de Renault et soulève des interrogations sur la solidité de l’alliance avec Nissan.

Renault face aux défis stratégiques après la perte record

Cette perte historique place Renault dans une situation délicate. En effet, si l’essentiel des 10,9 milliards d’euros correspond à une écriture comptable, l’impact psychologique et financier demeure significatif.

Par ailleurs, Renault doit composer avec une pression concurrentielle accrue sur le marché européen et mondial. De plus, la transition vers l’électrique exige des investissements lourds, alors que la marge opérationnelle recule à 6,3 % en 2025.

Ainsi, la stratégie de Renault repose désormais sur la stabilisation de la rentabilité et la clarification de la relation avec Nissan. Toutefois, la baisse anticipée de la marge à 5,5 % en 2026 suggère une prudence marquée.

En définitive, Renault se trouve à un tournant. Car, malgré un chiffre d’affaires de 57,9 milliards d’euros et un bénéfice net positif hors Nissan de 715 millions d’euros, la perte de 10,9 milliards d’euros en 2025 marque durablement les esprits et pèse sur sa valorisation boursière.

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