Sarkozy derrière les barreaux : que vont devenir ses employés restés aux frais du contribuable ?

L’incarcération de Nicolas Sarkozy est un événement sans précédent en France, suscitant curiosité et interrogations.

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Sarkozy derrière les barreaux : que vont devenir ses employés restés aux frais du contribuable ?
Sarkozy derrière les barreaux : que vont devenir ses employés restés aux frais du contribuable ? © journaldeleconomie.fr

L’incarcération de Nicolas Sarkozy à la prison de la Santé, dans le XIVe arrondissement de Paris, marque un tournant dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle. Condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs (dans le cadre de l’affaire Kadhafi), l’ancien président se retrouve derrière les barreaux, même s’il a interjeté appel. Cet événement attire l’attention, non seulement à cause de son statut, mais aussi en raison des retombées politiques et judiciaires qu’il engendre.

Détails de l’incarcération

Le mardi matin où Nicolas Sarkozy a été conduit à la prison de la Santé, une étape importante a été franchie dans cette affaire judiciaire complexe. Sa condamnation prévoit une exécution provisoire. Autrement dit, malgré son appel, il doit déjà purger sa peine jusqu’à ce qu’une décision de la cour d’appel ne soit prise. Ses avocats indiquent qu’il est enfermé « au moins trois semaines » tout en espérant pouvoir le revoir parmi ses proches dans « deux mois ». Une demande immédiate pour sa libération a été déposée et la justice devrait l’examiner sous deux mois, même si ce type de requête est normalement traité en près d’un mois.

Cette situation soulève des interrogations sur les conditions et les règles appliquées à un ancien président emprisonné. Le secrétariat général du gouvernement a rédigé une « note blanche » précisant que certaines règles continueront de s’appliquer à Nicolas Sarkozy pendant sa détention. Dès sa sortie, il retrouvera une partie des moyens mis à disposition par l’État pour les anciens présidents, conformément au décret n°2016-1302 du 4 octobre 2016.

Moyens et personnel maintenus

Pendant sa détention, seul un nombre réduit de collaborateurs continue de bosser pour lui. Les secrétaires restent en poste pour « gérer le courrier et les nombreux appels », rapporte Le Figaro. On compte parmi elles :

  • une fonctionnaire détachée sur contrat dans l’enseignement supérieur,
  • une autre du service du Premier ministre,
  • ainsi qu’une contractuelle de catégorie cadre supérieur qui a demandé une suspension temporaire de son contrat avec Bercy.

Quant à son cuisinier personnel, il a été réaffecté au ministère de l’Intérieur, confirme Le Parisien.

Il faut souligner que cette privation temporaire de liberté ne signifie pas que Nicolas Sarkozy se voit complètement couper des moyens dont il bénéficiait avant son incarcération. Aucun changement n’est prévu concernant ses locaux actuels puisque les services du Premier ministre continuent de louer le bail situé au 77, rue Miromesnil jusqu’au 15 novembre 2026.

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