Sida : un nouveau traitement préventif injectable désormais disponible en France

Un traitement préventif contre le Sida vient d’être autorisé en France. Injectable, administré tous les deux mois et remboursé à 100 %, il pourrait faciliter l’accès à la prévention du VIH pour des milliers de personnes exposées au risque de contamination.

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Le 26 février 2026, un arrêté publié au Journal officiel a officialisé la commercialisation en France d’un nouveau traitement préventif du VIH. Il s’agit du cabotégravir, commercialisé sous le nom d’Apretude par le laboratoire ViiV Healthcare. Jusqu’ici, la prévention médicamenteuse reposait principalement sur des comprimés quotidiens. Désormais, une alternative injectable vient élargir les options.

Comment fonctionne ce nouveau traitement contre le Sida ?

Le médicament appartient à la famille des traitements appelés PrEP, pour prophylaxie pré-exposition. Concrètement, il s’adresse aux personnes séronégatives mais exposées à un risque élevé de contamination par le VIH. L’objectif est simple : empêcher le virus de s’installer dans l’organisme en cas d’exposition.

Contrairement à la PrEP classique, prise sous forme de comprimé tous les jours, ce nouveau traitement est injectable. Après deux premières injections espacées de quatre semaines, une injection est réalisée toutes les huit semaines, soit tous les deux mois. En pratique, cela représente six injections par an au lieu de 365 comprimés.

Ce rythme plus léger constitue l’une des principales avancées. Selon plusieurs spécialistes cités par la presse ces derniers jours, l’observance – c’est-à-dire le fait de suivre correctement le traitement – reste l’un des grands défis de la PrEP orale. Oublis, fatigue, contraintes du quotidien : autant de facteurs qui peuvent réduire l’efficacité réelle d’un traitement pris chaque jour.

Qui peut en bénéficier ?

L’autorisation française prévoit une prise en charge pour les adultes et les adolescents à haut risque d’infection par le VIH, à partir d’un poids de 35 kilos. Les publics concernés sont ceux qui, en raison de leur vie sexuelle ou de leur situation, présentent un risque accru de contamination.

Comme pour la PrEP orale, la prescription nécessite un suivi médical. Avant l’injection, un dépistage du VIH est obligatoire afin de s’assurer que la personne n’est pas déjà infectée. Le traitement ne soigne pas le Sida : il prévient l’infection. En cas de séropositivité déjà installée, un traitement antirétroviral classique est nécessaire.

Les injections pourront être réalisées par des médecins, des infirmiers ou des sages-femmes, en ville ou en structure spécialisée. Un calendrier précis devra être respecté : il existe une fenêtre autour de la date prévue pour l’injection, ce qui implique une organisation régulière avec un professionnel de santé.

Un traitement remboursé à 100 %

Le prix public d’une injection dépasse 1 300 euros. La forme comprimé est affichée à un peu plus de 690 euros. Ces montants pourraient sembler élevés. Toutefois, l’Assurance maladie prend en charge ce traitement à 100 %, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de reste à charge pour les patients.

Ce remboursement intégral est un élément clé. En matière de santé publique, la prévention coûte toujours moins cher que la prise en charge d’une infection chronique. Or le VIH, une fois contracté, nécessite un traitement à vie.

Les associations de lutte contre le Sida saluent une « avancée majeure ». Elles espèrent que cette nouvelle option permettra de toucher des personnes qui n’utilisaient pas la PrEP orale, soit par difficulté d’organisation, soit par crainte d’être stigmatisées en prenant un comprimé quotidien.

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