Une taxe trop salée pour le secteur du sucre

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Une taxe trop salée pour le secteur du sucre | journaldeleconomie.fr

Plusieurs organisations de l’industrie sucrière, de l’agroalimentaire et de l’hôtellerie-restauration s’opposent à l’augmentation prévue de la taxe sur les boissons sucrées. Elles dénoncent un alourdissement fiscal qui fragiliserait l’ensemble de la filière, alors que le projet de budget de la Sécurité sociale (PLFSS) doit être réexaminé à l’Assemblée nationale.

L’impact économique majeur de la taxe sur le sucre

Les professionnels du secteur s’inquiètent des répercussions économiques de la surtaxe sur le sucre. Dans un communiqué commun, plusieurs organisations, dont la Confédération générale des planteurs de betteraves, le Syndicat national des fabricants de sucre et l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), estiment que le doublement de cette taxe entraînerait « 400 millions d’euros de prélèvements supplémentaires » pour les entreprises concernées.

Déjà votée par les députés et alourdie par les sénateurs en novembre, cette nouvelle fiscalité prévoit un barème progressif en fonction de la teneur en sucre des boissons. Selon le ministère de l’Économie et des Finances, elle pourrait générer 300 millions d’euros de recettes pour la Sécurité sociale.

Des investissements menacés

Cependant, les professionnels dénoncent un effet dévastateur sur la compétitivité et les investissements du secteur. « Cette surtaxe inefficace, injuste et disproportionnée (…) mettrait en péril l’ensemble de la chaîne de production et de distribution des boissons – de l’amont à l’aval – et fragiliserait des filières essentielles à l’économie et à la vitalité de nos territoires », alertent-ils.

Cette hausse fiscale intervient dans un contexte économique déjà tendu, marqué par un ralentissement de la consommation. Selon les industriels, la mesure risque de freiner des investissements cruciaux dans la modernisation des équipements, la transition écologique et l’innovation. « Cette surtaxe mettrait à mal la compétitivité de nombreuses entreprises », soulignent les organisations signataires du communiqué.

Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2025, rejeté par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, sera soumis à une nouvelle lecture dès ce lundi. Le gouvernement pourrait néanmoins écourter les débats en recourant à l’article 49-3, lui permettant d’imposer le texte sans vote. Une décision qui risque d’accentuer la contestation des acteurs économiques concernés.

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