Votre billet de train coûtera encore plus cher à cause de cette taxe

Une nouvelle taxe de 1 euro par billet de train pourrait rapporter 800 millions d’euros par an pour rénover le réseau ferroviaire.

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Votre billet de train coûtera encore plus cher à cause de cette taxe | journaldeleconomie.fr

En mai, lors de la conférence Ambition France Transports lancée par François Bayrou à Marseille, on a discuté de quelques grands défis pour l’avenir du train en France, y compris le préavis de grève qui menace de perturber les déplacements. Parmi les idées avancées, celle de prélever une nouvelle taxe sur chaque billet de train a fait pas mal de bruit. L’objectif ? Trouver des fonds rapides pour remettre en état les voies, surtout que des millions de voyageurs en dépendent chaque jour.

Une taxe qui divise pour payer les travaux

L’idée – relayée par Les Échos et par le média « Contexte » – consiste à ajouter 1 euro par billet de train, une contribution modeste qui pourrait rapporter environ 800 millions d’euros par an. Le but est limpide : contribuer à financer la rénovation des infrastructures ferroviaires. Aujourd’hui, on investit 3 milliards d’euros par an, mais il manque 1,5 milliard d’euros pour atteindre les 4,5 milliards d’euros par an. Et attention, dès 2027, il faudra dégager encore 1 milliard d’euros de plus chaque année.

Bien sûr, tout le monde ne voit pas ça du même œil. La Fédération des usagers de transport (Fnaut) s’y oppose en rappelant que le train est déjà taxé comme il faut en France. En plus, avec une hausse prévue de 2,6% en 2024 sur les tarifications, certains voyageurs risquent d’être franchement rebutés.

D’autres pistes et ceux qui en parlent

Face à cette proposition qui divise, plusieurs alternatives ont été évoquées pendant la conférence. Par exemple, on pourrait instaurer une forme d’écotaxe ciblant les poids lourds étrangers en transit sur le territoire français. Cela permettrait peut-être d’alléger la pression financière sur les usagers du rail tout en aidant à financer le réseau.

Une autre option serait de détourner une partie des bénéfices des péages autoroutiers. Ces fonds pourraient servir non seulement à décarboner les autoroutes, mais aussi à développer le réseau ferroviaire. Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a affirmé : « Le bénéfice des péages doit aller sur la décarbonation des autoroutes, sur les routes nationales et sur le réseau ferroviaire. »

Dans ce débat qui mêle questions financières et écologiques (c’est-à-dire, quand l’argent rencontre les défis environnementaux), plusieurs têtes d’affiche sont impliquées. Outre François Bayrou et Philippe Tabarot, on retrouve Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, qui avertit : « On a besoin de 4,5 milliards d’euros par an, sous peine de voir le réseau se dégrader. »

Les fédérations, comme celles des transporteurs routiers ou la Fnaut, jouent aussi un rôle important dans ces discussions.

Le train toujours en vogue malgré tout

Même si les finances et la hausse potentielle des tarifs font grincer des dents, le train continue d’attirer de plus en plus de voyageurs en France. L’année dernière, un record de 126 millions de passagers TGV a été enregistré. Depuis 2019, l’usage du TGV a progressé de 11%, celui des Intercités de 35% et celui des TER de 33%. Ces chiffres montrent bien que, malgré les augmentations de prix, l’attrait pour le rail reste intact.

La décision finale sur ces mesures sera prise début juillet, après une période de débats intenses et de consultations. Un rapport général sera remis au gouvernement quinze jours après cette date, avant qu’une décision définitive ne soit annoncée par le Premier ministre.

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