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Transports parisiens : des coûts croissants, une rentabilité à trouver





Le 8 Mars 2017, par Anton Kunin

Face à la hausse des dépenses de fonctionnement liée à l’arrivée du Grand Paris Express, estimée à 1 milliard d’euros, le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) réfléchit aux pistes de rentabilisation. Celle de la hausse des prix de titres de transports se précise de plus en plus.


Transports parisiens : les ventes de titres de transport ne couvrent que 27 % des coûts

Faire rouler les trains, les bus, les tramways et le métro parisien a un prix : 9 milliards d’euros par an très exactement, selon un audit réalisé par EY et présenté lors d’une table ronde du STIF. Face à ce coût gigantesque, un constat inquiétant : les ventes de titres de transports ne couvrent que 27 % des dépenses engagées. Pire, ce pourcentage est en baisse : en 2000, par exemple, il s’établissait encore à 31 %. Les entreprises franciliennes, qui contribuent au budget du STIF via le versement transport, sont toujours plus sollicitées : la part de leurs contribution est passée de 39 % à 42 % sur la même période. Et le syndicat n’est pas au bout de ses peines : avec le lancement du Grand Paris Express prévu pour 2023, ses dépenses annuelles devraient augmenter d’un milliard d’euros supplémentaire. Pris dans l’étau de la hausse des coûts et de la grogne des élus estimant le tarif actuel de 73 euros par mois déjà assez cher, le STIF peine à trouver des solutions.

Un nouveau principe de tarification, un levier de recettes pour le STIF ?

Toutes les modalités futures ne sont pas encore connues. Ce qui est sûr en revanche, c’est qu’un grand chamboulement attend la tarification des transports franciliens. Selon Le Parisien, entre 2018 et 2020, le STIF envisage de mettre en place la « tarification à l’usage » : à côté des forfaits, basés ou non sur le principle des zones, sera créée la possibilité de payer une somme corresponsant à la distance parcourue, calculée grâce au « pointage » du Passe Navigo à l’entrée et à la sortie du réseau de transports.

L’argumentaire du STIF ? Avec l’arrivée du Grand Paris Express, les transports deviendront encore plus multimodaux, et acheter deux tickets distincts pour un voyage comprenant un trajet en bus et en métro aura encore moins de sens. Mais face aux besoins financiers croissants, il n’est pas exclu que ce système de tarification soit conçu pour être plus rentable. Valérie Pécresse, la Présidente du STIF, a d’ores et déjà annoncé vouloir « chercher les meilleures idées partout où elles se trouvent », y compris à l’étranger.




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