Le gouvernement planche sur une hypothèse de 1,5% de hausse du PIB pour 2017 : au vu des enquêtes de conjoncture et de l’amélioration globale de la croissance partout dans le monde, cette estimation reste « plausible » selon le HCFP, mais gare. Non seulement la machine économique française a rencontré des difficultés inattendues en ce début d’année, mais encore le gouvernement ne prend pas en compte certaines données.
C’est le cas pour le déficit structurel, toujours sous-estimé selon l’institution. Cela « minimise l’équilibre des finances publiques à moyen terme », relève le rapport qui porte sur le programme de stabilité pour la période 2017 – 2020. La réduction du déficit structurel est une pomme de discorde entre Paris et Bruxelles… Quoi qu’il en soit, les hypothèses gouvernementales restent « légèrement supérieures » à celles de la plupart des prévisions disponibles, souligne encore le HCFP.
La Banque de France et plusieurs institutions internationales font osciller leurs prévisions entre 1,3% et 1,4%. Pour ce qui concerne le déficit public, le gouvernement a revu à la hausse son estimation : de 2,7% d’ici la fin 2017, il devrait maintenant se situer à 2,8%. On reste évidemment sous la barre des 3%, même si le HCFP n’y croit pas spécialement, invoquant des risques importants qui pèsent sur la réalisation des objectifs de déficit public, structurel et effectif, pour cette année.


