Chaque année, le changement d’heure attise les discussions et modifie un peu notre routine quotidienne. Mis en place pour économiser de l’énergie, ce système continue de rythmer nos vies malgré les nombreuses contestations. Mais pourquoi modifions-nous l’heure et qu’est-ce que cela entraîne ?
Des débuts mouvementés
Instauré pour la première fois en 1916 afin de réaliser des économies pendant la Première Guerre mondiale, le changement d’heure a connu des hauts et des bas. Il a été abandonné entre 1945 et 1975 avant de revenir en 1976, suite au choc pétrolier de 1973. C’est grâce à un décret du 19 septembre 1975 que la mesure a été rendue officielle en France métropolitaine, sauf pour les départements d’Outre-mer (à l’exception de Saint-Pierre-et-Miquelon).
Depuis 1998, les dates du changement d’heure sont coordonnées dans l’Union Européenne, ce qui permet une transition identique pour tous les pays membres.
Les moments clés à retenir
Le passage à l’heure d’été se fait le dernier week-end de mars, tandis que celui à l’heure d’hiver tombe le dernier week-end d’octobre. Ainsi, en 2024, le retour à l’heure d’hiver aura lieu dans la nuit du 26 au 27 octobre, et en 2025, dans celle du 25 au 26 octobre. Chaque fois, à 3h du matin, on recule d’une heure pour revenir à 2h.
Si vous planifiez déjà vos futurs rendez-vous, notez que le prochain passage à l’heure d’été est fixé au 29 mars 2026.
Pourquoi et quelles conséquences ?
L’idée initiale était simple : faire des économies en profitant mieux de la lumière naturelle pour réduire l’éclairage artificiel. Cette proposition a été évoquée en 1973 par Valéry Giscard d’Estaing, alors ministre de l’Économie et des Finances.
Mais cette pratique a aussi ses inconvénients. Les gros dormeurs se réjouissent souvent de gagner une heure en passant à l’heure d’hiver, tandis que ceux qui dorment moins peuvent être mis à rude épreuve et se retrouver avec le besoin d’une petite sieste réparatrice le lendemain. « Quand on passe à l’heure d’hiver, la nuit s’installe plus tôt, ce qui fait que la sécrétion de mélatonine débute plus tôt, et on a alors envie de se coucher plus rapidement », explique le Dr Catherine Lamblin, spécialiste du sommeil.
Quelques astuces pour bien vivre le changement
Pour aider votre corps à s’ajuster, il est recommandé de préparer la transition quelques jours à l’avance. Par exemple, avancer progressivement votre heure de coucher peut rendre le passage à l’heure d’hiver plus facile à gérer. Vous pouvez aussi essayer un simulateur d’aube ou fermer les volets le matin pour éviter un réveil trop brutal.
Pendant ce temps, même si la majorité des smartphones ajuste automatiquement l’heure (sur Android via Paramètres → Système → Date et heure → Automatique ; sur iPhone via Général → Date et heure → Réglage automatique), certains appareils comme les montres ou les fours demandent un réglage manuel.
Les critiques et ce qui pourrait changer
Malgré ses bonnes intentions, cette pratique est largement critiquée par de nombreux Européens. Une consultation en ligne réalisée en 2018 a montré que 84% des 4,6 millions de participants étaient opposés à ce système saisonnier. La crise sanitaire récente a toutefois mis un frein aux discussions sur une éventuelle suppression de la mesure.
Alors qu’approximativement soixante pays dans le monde continuent d’appliquer ce système, des nations telles que la Tunisie, l’Égypte ou encore la Russie ont préféré y renoncer.



