L’année 2026 s’inscrit dans la poursuite de la montée en charge de la réforme des retraites engagée en 2023. Pour les générations proches du départ, deux paramètres concentrent l’essentiel des enjeux : l’âge légal et le niveau de pension effectivement servi par le régime général.
Retraite : un âge légal progressivement porté à 64 ans
Selon les informations fournies par l’Assurance retraite ce 18 février 2026, à compter des pensions prenant effet au 1er septembre 2026, le calendrier d’augmentation de l’âge légal de départ se poursuit sous l’effet des diverses réformes adoptées ces dernières années.
Pour les assurés nés en 1964 — et pour ceux nés entre janvier et mars 1965 — l’âge légal est fixé à 62 ans et 9 mois, avec 170 trimestres requis pour obtenir le taux plein. Les personnes nées à partir d’avril 1965 devront attendre 63 ans et valider 171 trimestres. Pour la génération 1966, l’âge légal est porté à 63 ans et 3 mois ; pour 1967, à 63 ans et 6 mois ; pour 1968, à 63 ans et 9 mois. À partir de la génération 1969, l’âge légal atteindra 64 ans, avec une durée d’assurance de 172 trimestres pour bénéficier du taux plein de 50 %.
Cette évolution modifie sensiblement les stratégies de départ pour les assurés actuellement âgés de 58 à 62 ans. La variable clé demeure la durée d’assurance : un départ à l’âge légal sans le nombre de trimestres requis entraîne l’application d’une décote, tandis qu’une poursuite d’activité au-delà du taux plein ouvre droit à une surcote. En 2025, l’âge moyen effectif de départ au régime général s’établit à 63,7 ans. Il est légèrement plus précoce pour les hommes (63,5 ans) que pour les femmes (63,8 ans). Ce niveau reste inférieur à l’âge cible de 64 ans, notamment en raison du poids des dispositifs de départ anticipé.
Niveaux de pension : une moyenne proche de 900 euros
Le montant global mensuel moyen servi par le régime général s’établit à 891 euros. Ce montant inclut les pensions de droit direct et les droits dérivés (réversion), après application des règles de minimum et de plafond.
Les écarts entre hommes et femmes demeurent significatifs. La pension moyenne atteint 1 009 euros pour les hommes contre 838 euros pour les femmes. Cet écart reflète des carrières plus courtes ou plus fractionnées pour les femmes ainsi que des différences de rémunération sur l’ensemble du cycle de vie professionnelle.
Pour les retraités ayant validé une carrière complète au régime général — c’est-à-dire une pension attribuée à taux plein sans proratisation — le montant moyen est nettement plus élevé, à 1 326 euros par mois. Il s’élève à 1 412 euros pour les hommes et 1 235 euros pour les femmes.
Si l’on considère uniquement le montant de base mensuel moyen après application des règles de minimum et de maximum, il s’établit à 831 euros pour un droit direct (servi seul ou avec un droit dérivé). Le montant moyen d’un droit dérivé s’élève quant à lui à 404 euros.




