Les frais cachés de l’État : 1,4 milliard d’euros par an qui interrogent

Saviez-vous que les déplacements des agents publics coûtent près de 1,4 milliard d’euros par an à l’État ?

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Les frais cachés de l’État : 1,4 milliard d’euros par an qui interrogent
Les frais cachés de l’État : 1,4 milliard d’euros par an qui interrogent | journaldeleconomie.fr

Les frais liés aux déplacements des agents publics représentent une part importante du budget de l’État en France, évaluée à environ 1,4 milliard d’euros par an. Face à ce constat, l’Inspection générale des finances (IGF) a reçu pour mission d’analyser et d’optimiser ces dépenses. Lancée par le ministère de la Fonction publique, cette démarche s’inscrit dans une réforme plus large de la commande publique portée par David Amiel, ministre délégué chargé de la mission.

Une mission qui compte pour l’IGF

D’après Boursorama, le but de la mission confiée à l’IGF est net : repérer les dysfonctionnements dans les achats liés aux déplacements professionnels des agents publics et dégager des pistes d’économies. Cette action vise à mieux contrôler les dépenses publiques. Des simplifications de procédure sont aussi envisagées pour faciliter la gestion des déplacements par les agents. Les premiers résultats sont attendus pour le printemps prochain, ce qui montre l’urgence donnée au dossier.

Un point central de la mission consiste à renforcer le contrôle des prestataires. Les économies recherchées passent par un examen strict des activités et des prestations délivrées aux administrations. Concrètement, l’IGF proposera des procédures simplifiées tout en veillant à une gestion optimale des ressources.

Le Conseil national de la commande publique, un nouveau venu

La mission de l’IGF s’inscrit dans la dynamique de réforme portée par le Conseil national de la commande publique (CNCP). Cet organe, présidé pour la première fois par David Amiel, succède à l’Observatoire économique de la commande publique (OECP). Le CNCP mise sur des outils numériques pour simplifier les procédures et fait de la souveraineté des achats une priorité.

Ce nouveau Conseil se veut plus représentatif : il réunit notamment les acheteurs de l’État, les acheteurs locaux, ceux de la Sécurité sociale, les centrales d’achats publiques, et les fournisseurs. Tous ces acteurs sont appelés à élaborer des stratégies pour valoriser la commande publique en France.

Vers une refonte globale de la commande publique

Le projet de budget de l’État et de la sécurité sociale pour 2026, présenté par Sébastien Lecornu, vise à redresser les finances publiques avec un effort budgétaire de 30 milliards d’euros. La mission de l’IGF et les objectifs du CNCP reflètent une volonté politique forte de moderniser la gestion des finances publiques. Selon un communiqué du ministère, cette mission marque « une nouvelle étape de la reprise en main de la politique nationale de la commande publique ». Les achats publics, qui représentent plus de 233 milliards d’euros de marchés par an, doivent être gérés de façon efficace pour limiter le gaspillage et optimiser les processus.

Depuis le 1er mars 2025, une réforme indemnisation des arrêts maladie des fonctionnaires en France réduit leur salaire à 90% durant les trois premiers mois d’arrêt. La réforme entend aussi inscrire de façon plus délibérée la souveraineté des achats, en priorisant des solutions nationales et en renforçant les capacités internes. En améliorant les procédures, ces initiatives visent à générer des économies substantielles tout en simplifiant les démarches.

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