Vol annulé, frontières fermées… votre emploi est-il menacé si vous restez coincé à l’étranger ?

Des milliers de salariés français sont coincés à l’étranger à cause de la guerre en Iran.

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Vol annulé, frontières fermées… votre emploi est-il menacé si vous restez coincé à l’étranger ?
Vol annulé, frontières fermées… votre emploi est-il menacé si vous restez coincé à l’étranger ? | journaldeleconomie.fr

L’actualité au Proche-Orient, marquée par le déclenchement de la guerre en Iran, a fortement perturbé la circulation aérienne. Beaucoup de salariés français se retrouvent coincés à l’étranger, notamment en raison de la fermeture de l’espace aérien des Émirats arabes unis (EAU). Alors, quels risques courent ces salariés qui ne peuvent pas reprendre leur poste à la date prévue, et que peuvent faire leurs employeurs face à une absence soudaine et involontaire ?

Ce qui se passe au Proche‑Orient et les enjeux géopolitiques

La situation dans le Moyen-Orient, et plus particulièrement en Iran, a eu des conséquences directes sur les trajets aériens. Depuis le début du conflit, de nombreux salariés et vacanciers français sont coincés, incapables de prendre un vol retour vers la France. Les services aériens ont été interrompus, laissant ces personnes dans l’impasse, certains étant confinés dans des hôtels depuis le samedi 28 février.

Face à cela, la France organise le rapatriement de ses ressortissants les plus vulnérables. Le Ministère des Affaires étrangères est activement impliqué, et le chef de la diplomatie française a souligné l’ampleur du problème : environ 25 000 ressortissants ont demandé de l’aide sur les 400 000 présents dans la région.

Que risque le salarié sur le plan juridique ?

Sur le plan juridique, la responsabilité des salariés bloqués se pose immédiatement. Selon « un avocat », dans ce cas de fermeture des espaces aériens, ces absences sont généralement considérées comme des événements de force majeure, parce qu’elles sont extérieures, imprévisibles et irrésistibles. De fait, « l’absence ne peut être imputée au salarié » et l’employé objectivement empêché de regagner son poste ne commet pas de faute, à condition qu’il puisse « justifier la réalité de la situation », rapporte Le Figaro.

Côté rémunération, la question est plus délicate. Diane Reboursier, avocate en droit du travail, rappelle que, même si le salarié prévient son employeur et n’est pas fautif, « dès lors que vous ne travaillez pas et qu’aucun travail n’est fourni, le contrat est suspendu, donc aucune rémunération ne vous est due ». Cela pose un vrai problème financier pour les personnes concernées.

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