Un rapport récent publié par le Groupe de Travail Environnemental (EWG) met en avant des inquiétudes sur les résidus de pesticides dans nos aliments. L’édition de 2026 du rapport annuel, publiée ce mardi, s’appuie sur des analyses menées par le Département de l’Agriculture des États-Unis (USDA) pour repérer les fruits et légumes les plus contaminés. Cette étude intéressera tous ceux qui veulent savoir ce qu’ils mangent au quotidien.
Ce que dit l’étude, en clair
Le rapport s’appuie sur 54 344 échantillons de fruits et légumes examinés par l’USDA, couvrant 47 types différents. Les échantillons ont été pelés, frottés et lavés afin d’obtenir des résultats proches de ce que les consommateurs rencontrent réellement. Au total, 264 types de pesticides ont été détectés, dont 203 présents dans les produits listés dans la « Douzaine Sale ».
Cette année, certains aliments se retrouvent en haut de la liste et il est recommandé de les éviter ou de les consommer bio. Le rapport place les épinards en tête, avec la plus forte charge de résidus par poids. Les fraises ont montré un cas extrême avec un échantillon contenant 10 pesticides différents. On retrouve aussi les fraises, les raisins, les nectarines et les cerises, ainsi que les pommes de terre, qui peuvent surprendre par leur présence sur la liste.
Les risques pour la santé et les réponses des intéressés
Le rapport attire aussi l’attention sur la présence de PFAS, des produits chimiques souvent surnommés « substances chimiques éternelles ». Selon Bernadette Del Chiaro de l’EWG, leur effet sur la santé publique suscite de fortes inquiétudes, pouvant mener à des risques pour la santé graves comme le cancer, l’obésité et des maladies thyroïdiennes. Plus de 60 % des échantillons de la Douzaine Sale contenaient ces pesticides PFAS, ce qui souligne le risque d’exposition quotidienne.
L’EWG n’est pas la seule à parler : l’Alliance pour l’Alimentation et l’Agriculture (AFF) et CropLife America critiquent la démarche, la jugeant potentiellement alarmiste, et rappellent qu’un résidu détecté n’est pas automatiquement synonyme de danger. Elles soulignent que plus de 99 % des produits testés restent dans les limites de sécurité fixées par les réglementations.



