Un fait pour le moins inattendu a eu lieu dans la commune de Nohic, dans le département du Tarn-et-Garonne, le mardi 7 avril 2026. Un riverain de 76 ans, pris de panique, a abattu au fusil de chasse un drone professionnel qu’il pensait utilisé par des cambrioleurs pour repérer son domicile, raconte La Dépêche. L’affaire a mobilisé les autorités locales et pose des questions sur la perception et la sécurité des biens privés à l’ère des nouvelles technologies.
Ce qui s’est passé
Vers 14 h 30, un drone survolait la salle des fêtes de la commune de Nohic. L’appareil, un drone professionnel, avait été mandaté par la mairie pour réaliser un audit des toitures des bâtiments publics, mission confiée à la société Attila Montauban. Sa tâche consistait à fournir une analyse détaillée de l’état des infrastructures communales, un projet jugé important par les autorités locales.
L’après-midi a basculé quand le drone a reçu un tir de fusil de chasse. Le tireur, un retraité de la commune, a expliqué avoir agi par peur d’un cambrioleur, persuadé que l’appareil survolait indûment sa propriété. Une seule détonation a suffi pour détruire l’appareil et le rendre hors d’usage.
Comment les autorités ont réagi
Le maire, Julien Castagne, a été prévenu par un agent technique présent sur place. « Tout se déroulait normalement jusqu’au passage au-dessus de la salle des fêtes », a-t-il déclaré. Le maire s’est rendu sur place pour discuter avec l’auteur du tir. Il a décrit le retraité comme « quelqu’un d’agréable, mais il a paniqué », soulignant la réaction émotive face à la situation.
Les gendarmes de la communauté de brigades (COB) de Grisolles sont aussi intervenus et ont interpellé le tireur pour l’entendre sur les circonstances de son geste. L’intéressé a été placé en garde à vue afin de clarifier les faits et déterminer les suites judiciaires.
Ce que ça a entraîné matériellement et juridiquement
Sur le plan matériel, la commune a perdu un drone professionnel, un équipement coûteux utilisé pour l’audit en cours. Heureusement, aucune victime corporelle n’est à déplorer lors de cet incident, évitant des conséquences plus graves.
Au niveau judiciaire, l’intervention des forces de l’ordre a permis d’assurer la sécurité du public et de traiter l’affaire avec sérieux. Le retraité de 76 ans devra s’expliquer devant les autorités compétentes ; les suites dépendront des investigations en cours.




