Freedom Ship devait être la première ville flottante du monde : voici pourquoi ce monstre marin de 1,6 km n’a jamais quitté le port

Imaginez une ville flottante capable d’accueillir 60 000 habitants !

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Freedom Ship devait être la première ville flottante du monde : voici pourquoi ce monstre marin de 1,6 km n'a jamais quitté le port
Source : freedomship | journaldeleconomie.fr

Le projet « Freedom Ship« , porté par une entreprise floridienne, propose une vision futuriste et ambitieuse : construire une vraie ville sur un navire. Qualifié par certains de « pharaonique », cet immense bâtiment devrait pouvoir accueillir jusqu’à 60 000 habitants et bouscule les idées reçues sur l’habitat. Le projet est en gestation depuis dix ans et ses promoteurs espéraient une mise à l’eau dès 2018.

Un chantier hors norme

La structure de « Freedom Ship » repose sur une architecture modulaire gigantesque, longue de 1,6 km. Les premières étapes prévoient l’assemblage de 520 poutrelles d’acier, chacune mesurant 24 m de hauteur, 30 m de largeur et 37 m de longueur, rapporte Paris Match. Ces blocs seront combinés pour former la base solide qui supportera le reste de la construction. Norman Nixon, l’initiateur original du concept, estimait que les travaux demanderaient environ 3 ans.

Tout ce qu’il faut à bord

« Freedom Ship » ne se limitera pas au logement : il vise à être une véritable ville flottante. Le navire comprendra 17 000 unités d’habitation, avec des appartements de 100 m² vendus à partir de 138 000 €, et des suites prestige atteignant 10 120 000 €. Côté services, on trouve un hôpital évalué à 184 millions d’euros, un centre commercial, deux théâtres et même une patinoire.

Le transport aérien est prévu avec une piste d’atterrissage de 1 158 m, capable d’accueillir des avions privés d’au plus 40 passagers. Un port de plaisance est prévu pour les yachts des résidents. Les installations sportives comprendront des courts de tennis, un bowling, quatre piscines et un practice de golf.

Sécurité et respect de l’environnement

Garantir la sécurité de 60 000 personnes en cas de naufrage est reconnu comme un défi par les industriels. Les concepteurs comptent sur des outils logiciels récents pour optimiser le nombre de canots de sauvetage nécessaires. Freedom Ship International, la société dirigeante, insiste sur la prévention des risques et affirme que « les terroristes ne devraient pas avoir de raisons d’attaquer » cette ville flottante, grâce à sa population internationale.

Sur le plan écologique, le projet se veut respectueux de la mer : rien ne serait rejeté en mer puisque tous les déchets seraient brûlés et les cendres réutilisées comme engrais. Les résidents produiraient ainsi 80 % de déchets de moins que s’ils vivaient à terre.

Un projet qui attire déjà les regards

Même s’il n’est pas encore réalisé, le projet suscite de l’intérêt : plus de 3 000 offres ont été reçues pour l’achat des espaces de vie et commerciaux. Peter Banas, P-DG de Freedom Ship International, a expliqué que la réactivation du projet, après la mort de Norman Nixon, vise à mesurer l’intérêt toujours présent pour cette entreprise. Il a aussi précisé que « Le navire ne sera pas construit aux États-Unis, mais en Europe », ce qui montre l’envergure internationale du dossier.

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