Lyhanna, 11 ans, a été retrouvée morte le 4 juin dans un silo agricole de Puycasquier, après six jours de recherches. Sa mort a suscité une forte émotion en France. L’affaire révèle plusieurs défaillances de la justice et relance le débat sur la protection de l’enfance. La critique monte dans la société civile, la classe politique et l’appareil judiciaire, avec des demandes de changement sur la sécurité des enfants.
Le déroulé des faits
La disparition puis la découverte du corps ont ému Puycasquier et la région. Plusieurs hommages ont eu lieu, dont une marche blanche à Saint-Jean-d’Angély, où Lyhanna était née.
Ses obsèques sont prévues le vendredi suivant à 14h30 à Fleurance. Après l’autopsie, le corps a été rendu à la famille et des prélèvements ont été conservés pour l’enquête.
Sa famille a été entourée de nombreux proches, parmi lesquels ses grands-parents et sa tante, qui vit à Mazeray. Celle-ci a remercié les participants à l’hommage.
Accusations et réponse judiciaire
Les accusations visent surtout Jérôme Barella, principal suspect. Plusieurs personnes l’accusent de viols. Audrey, mère de Rosa, présentée comme une autre victime, évoque elle aussi ses agissements.
Le frère de Jérôme Barella fait l’objet d’accusations comparables, avec des plaintes portant sur des faits datés de 2007 et 2017.
La chronologie nourrit les questions. En août 2025, Audrey accuse Barella d’un viol sur sa fille Rosa. Les examens médicaux du 11 septembre 2025 vont dans le sens de ces accusations. Le dernier acte officiel lié à l’enquête remonte au 14 février 2026, soit près de quatre mois avant la découverte du corps.
Mesures politiques et réaction publique
Plusieurs propositions de loi ont suivi. Selon BFMTV, Sébastien Lecornu et Aurore Bergé ont demandé la perpétuité pour les violences sexuelles répétées sur mineurs, une mesure qu’ils jugent nécessaire et attendue par l’opinion.
Les rassemblements ont été nombreux : 60 400 manifestants comptabilisés en France, dont 2 900 à Paris. Au ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez a demandé que les plaintes concernant des mineurs soient traitées en priorité.
Répercussions et critiques
Les critiques ont été vives. Pierre Debuisson, avocat de la mère de Rosa, a parlé d’un « désastre » judiciaire et a reproché aux enquêteurs et aux magistrats d’avoir été « négligeants » et « défaillants ». Le Conseil supérieur de la magistrature et le syndicat FO Justice se sont dits indignés par les attaques politiques, qu’ils estiment relever d’une instrumentalisation de l’affaire.
Les familles ont lancé des procédures, dont une plainte pour faute lourde contre l’État, selon l’avocat François de Roujou de Boubée.
La polémique a gagné la scène politique. Marine Le Pen et Laurent Wauquiez ont critiqué publiquement la justice et le gouvernement, et réclamé des mesures immédiates pour mieux protéger les enfants.
La mort de Lyhanna pèse sur la façon dont la France traite les affaires de violences faites aux enfants. Elle remet en cause le fonctionnement de la justice et nourrit la demande de réformes destinées à éviter de nouveaux drames.



