Un couple installé à Ballerup a pris sa retraite à 44 ans, raconte Losandes. Pendant plus de douze ans, il a appliqué un plan d’épargne et d’investissement très cadré, passant d’une vie de salariés ordinaires à une retraite active tournée vers la liberté financière. Pas d’héritage ni de coup de chance derrière cette réussite, mais une discipline financière stricte.
Épargne : la discipline qui a tout changé
Pendant douze années de suite, le couple a tenu une règle simple : mettre de côté 65 % de ses revenus mensuels pour les investir. Cette part partait automatiquement sur un compte d’investissement avant la moindre dépense. Considérer cette somme comme un « impôt obligatoire » a demandé beaucoup de rigueur et d’organisation, et a fini par changer leurs habitudes de consommation.
Pour y arriver, ils ont adopté ce qu’ils appellent une «frugalité confortable». Dans les faits, cela voulait dire :
- déménager dans un appartement plus petit,
- prendre le vélo plutôt que la voiture,
- et réparer plutôt que racheter du neuf.
Ils ont aussi écarté les achats impulsifs grâce à des règles de dépense précises.
Investir et gérer les impôts : leur méthode
Ils ont placé leurs économies dans des fonds à faible coût et de larges indices boursiers, en laissant de côté les produits financiers complexes et chers pour investir en Bourse. En réinvestissant chaque bénéfice pendant douze ans, ils ont laissé jouer les intérêts composés jusqu’à ce que les dividendes suffisent à couvrir leurs dépenses. Ce fonctionnement leur évite de vendre leurs actifs : ils vivent des dividendes générés.
Ils ont aussi étudié les règles fiscales sur les revenus d’actions pour optimiser leurs dépôts et limiter ce qu’ils payaient en impôts. Leur priorité, c’était d’abord la tranquillité d’esprit, avant la sécurité financière. L’optimisation fiscale faisait donc pleinement partie de leur plan de retraite.
La nouvelle vie, et les tensions avec l’entourage
Aujourd’hui, leur quotidien ne dépend plus d’un emploi. Ils profitent de choses simples : prendre un café sans être pressés, faire pousser des herbes sur le balcon. Ils se lancent dans de petits projets par curiosité, pas par besoin d’argent. Leur budget actuel reste inférieur à ce que rapporte leur portefeuille chaque mois, si bien que leurs économies continuent de croître.
Ce choix de vie n’a pas été sans accrocs, surtout avec la famille. Des proches se sont demandé si le couple «vivait vraiment» en consacrant autant de moyens à l’avenir. Eux répondaient qu’ils voulaient «vivre plus, mais autrement», en plaçant la tranquillité d’esprit avant le rendement maximal.





