Car dans le même temps, la croissance en Europe est restée limitée à 1 %. La différence ? Le travail au noir et l’économie souterraine. Le maçon ou la femme de ménage, le professeur de violon ou même l’avocat qui sont payés en partie en liquide continuent à consommer, et utilisent l’argent liquide « indument » gagné pour le faire. On pourrait penser que le delta entre la croissance et les dépenses en liquide n’est que de 5,6 %, mais en fait, c’est beaucoup plus, car la consommation, elle, a chuté sur un an partout en Europe, de 2 à 3 % ! La croissance de la part de l’économie souterraine est quasiment à deux chiffres.
Champions de l’économie souterraine : les billets de 100 euros, dont l’utilisation dans les transactions a progressé de 9,3 % pour 202 milliards d’euros échangés. Les billets de 50 et 500 euros progressent eux seulement de 6,6 et 5,7 %, mais représentent réunis plus de 679 milliards d’euros d’échanges…
Quand la masse monétaire en circulation augmente, ainsi que son utilisation, c’est un signe de plus que la crise s’installe durablement.



