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La pomme de terre toujours plus chère, et ça ne va pas s'arranger





Le 4 Août 2023, par La rédaction

La pomme de terre, aliment de base dans de nombreux ménages, fait face à une flambée des prix inédite. Cette situation est due à une récolte désastreuse en 2022 et des coûts de production croissants. La récolte de 2023, quant à elle, accuse du retard, laissant planer l'incertitude sur l'avenir du marché.


Une flambée des prix causée par une récolte désastreuse

Depuis plusieurs mois, les prix des pommes de terre n'ont cessé d'augmenter. Selon l'Insee, les prix ont grimpé de 17,2% en juin sur un an, après une augmentation de 14,7% en mai. Toutes les variétés et références semblent touchées. Le sac de 5 kilos de pommes de terre de conservation made in France coûtait en juillet 1,30 euro le kilo, soit 42,8% de plus qu'en début d'année. Cette hausse importante des prix est due à une récolte 2022 catastrophique, causée par la sécheresse et des chaleurs extrêmes.

Le président de l'Union nationale des producteurs de pommes de terres (UNPT), Geoffroy d'Evry, évoque sur BFMTV des baisses de rendement de 20%, voire même de 50% sur la fécule. Il ajoute que malgré cette spirale inflationniste, la pomme de terre « reste un aliment pas cher et accessible ».

Les coûts de production des pommes de terre en hausse

La flambée des prix énergétiques est un autre facteur qui a contribué à tirer les prix des pommes de terre vers le haut. « On a eu des hausses de charges importantes, notamment les charges d'électricité », indique Geoffroy d'Evry. Le stockage de la pomme de terre nécessite des chambres froides gourmandes en énergie. Face à ces coûts, certains producteurs ont préféré écouler rapidement leur récolte, ce qui a accéléré l'épuisement des stocks.

La récolte 2023, sur laquelle beaucoup de producteurs comptent pour améliorer la situation, a pris du retard à cause des fortes chaleurs au printemps. Dans ce contexte, il y a peu de chance que les prix baissent, ce d'autant que les hausses des charges pour les producteurs vont continuer à se répercuter sur les coûts de production. En bout de course, c'est donc le consommateur qui va devoir mettre la main à la poche pour continuer à profiter de cet aliment indispensable en cuisine.




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