Au Luxembourg, pays souvent vu comme prospère, on observe quand même des écarts salariaux assez marqués d’une commune à l’autre, en partie dus à une pénurie de main-d’œuvre. Tandis que certaines zones offrent des salaires mensuels moyens vraiment généreux, d’autres montrent une réalité économique différente. Ce constat soulève des interrogations sur l’inégalité économique et le niveau de vie dans cette petite nation européenne.
Des salaires qui rigolent dans certaines villes
Dans plusieurs communes luxembourgeoises, les salaires mensuels moyens dépassent les 10 000 €. Par exemple, Niederanven se distingue avec un salaire moyen impressionnant de 14 258 €, en hausse par rapport aux 12 645 € relevés il y a deux ans. Viennent ensuite Schuttrange avec 12 252 €, Strassen à 11 920 €, Leudelange à 11 916 €, et Bertrange où le salaire moyen est de 10 904 €. On peut aussi noter Weiler la Tour avec un salaire moyen de 10 118 €.
Il faut toutefois préciser que ces chiffres ne représentent pas forcément la situation de tout le monde. Par exemple, à Niederanven, le salaire médian s’établit à 7 236 €, tandis qu’à Weiler-la-Tour, il tombe à 6 879 €, ce qui montre bien l’écart entre les moyennes et les valeurs médianes.
Les écarts qui dépendent de la localisation
La situation économique varie aussi en fonction de la distance par rapport aux zones frontalières et aux grands centres. Niederanven se trouve à environ 30 km de Thionville (France), alors que Weiler-la-Tour n’est qu’à 6 km de la frontière française. Ces détails géographiques semblent jouer un rôle dans la fixation des salaires et des niveaux de vie.
Dans des communes plus rurales comme Wiltz (4 518 €), Vianden (4 660 €) et Reisdorf (4 386 €), les salaires moyens sont nettement plus bas que dans les zones urbaines. De même, Differdange (4 650 €) et Pétange (4 632 €) affichent aussi des moyennes modestes. Ici, le salaire médian ne dépasse pas les 4 000 €, indiquant une prédominance des revenus modestes.
L’envers du décor économique et social
Les chiffres élevés dans certaines communes sont souvent le fait des très hauts revenus d’une minorité, qui tirent la moyenne vers le haut. À noter que ces données concernent uniquement les salariés, les travailleurs indépendants étant exclus, d’après Statec et l’Inspection générale de la sécurité sociale (IGSS). En plus, ces moyennes intègrent le salaire brut, les gratifications et les heures non-ouvrées.
Malgré ces chiffres impressionnants, le coût de la vie reste élevé au Luxembourg, notamment en raison des pensions élevées. Par exemple, le seuil de pauvreté local pour l’année prochaine est fixé à 2 540 €, ce qui montre bien les difficultés que certains habitants doivent surmonter pour conserver leur niveau de vie, illustrées par une carte de la pauvreté.
Des inégalités salariales qui persistent
Les écarts salariaux sont d’autant plus marqués lorsqu’on s’éloigne des pôles économiques. Les salaires ont tendance à baisser en s’éloignant du centre-ville et des zones dynamiques. C’est le cas à Luxembourg-Ville, où le salaire médian est de 6 049 € contre un salaire moyen de 10 218 €.
Ces disparités salariales mettent en évidence la nécessité de repenser la répartition des ressources au sein du pays. On peut imaginer que les décideurs politiques explorent quelques pistes pour réduire ces écarts et améliorer la qualité de vie de tous les habitants.



