Inscrite dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, débattu à l’Assemblée nationale à l’automne 2025, la réforme des allocations familiales prévoit une baisse indirecte des aides versées aux familles. En modifiant les règles de majoration liées à l’âge des enfants, le gouvernement assume une réduction durable des montants perçus, dans un contexte où l’argent manque déjà dans de nombreux foyers.
Allocations familiales : une baisse ciblée qui touche le cœur du budget familial
La baisse des allocations familiales repose sur un changement clé : le report de la majoration actuellement accordée dès 14 ans à l’âge de 18 ans. Concrètement, cela signifie que pendant quatre années entières, les familles continueront à percevoir un montant plus faible, alors même que les dépenses explosent. Or, à l’adolescence, les coûts augmentent fortement : alimentation, vêtements, transports, équipements scolaires ou numériques.
Dans les faits, cette baisse des allocations familiales ne supprime pas une aide existante, mais elle prive les familles d’une augmentation attendue. Pourtant, cette majoration représente un levier essentiel pour équilibrer le budget mensuel. Selon les éléments budgétaires présentés par le gouvernement et relayés par Le Figaro début janvier 2026, cette mesure doit générer environ 200 millions d’euros d’économies par an. Mais cette somme est économisée directement sur le dos des familles, sans distinction de niveau de vie, dès lors qu’elles perçoivent ces aides.
Montants perdus : combien d’argent en moins pour les familles
Pour mesurer l’impact réel de la baisse des allocations familiales, il faut regarder les chiffres concrets. Une famille avec deux enfants perçoit environ 151 euros par mois. À partir de 14 ans, ce montant augmente d’environ 75 euros grâce à la majoration. Avec le report à 18 ans, cette hausse disparaît temporairement. Résultat : une perte estimée à près de 900 euros par an, soit environ 3 600 euros sur quatre ans, selon une estimation relayée par TF1 Info à l’automne 2025.
Cette baisse des allocations familiales concerne une large part de la population. D’après les projections citées par Le Monde en octobre 2025, plus de cinq millions de foyers pourraient être impactés. Même si les montants varient selon la composition familiale, l’effet cumulé est significatif. Pour les familles modestes, ces aides constituent souvent un complément d’argent indispensable pour payer les charges fixes. Comme l’a souligné l’UNSA en décembre 2025, le report de la majoration « frappe de plein fouet le pouvoir d’achat des parents d’adolescents », rappelant que chaque euro compte dans le quotidien.
Une baisse des allocations familiales qui inquiète jusqu’aux institutions
La baisse programmée des allocations familiales a provoqué une levée de boucliers, y compris au sein des pouvoirs publics. Le Sénat s’est opposé à cette réforme en novembre 2025, estimant que la politique familiale ne devait pas servir de variable d’ajustement budgétaire. Les sénateurs ont rappelé que la branche famille de la Sécurité sociale n’est pas déficitaire et qu’elle doit continuer à soutenir les familles face à la hausse du coût de la vie.
Malgré ces critiques, le gouvernement maintient sa trajectoire. Il met en avant un budget global de la politique familiale estimé à environ 59,4 milliards d’euros en 2026, selon Vie publique, tout en reconnaissant une progression très limitée. Dans ce cadre, la baisse des allocations familiales apparaît comme un choix assumé : préserver l’équilibre des comptes publics en réduisant les aides là où elles augmentaient automatiquement.




Je suis pour arrêter d’augmenter les aides plusieurs fois par an (j’ai le cas en face chez moi, il profite de tout) il n’est pas prêt de retravailler » chasse, pêche etc) ça fait des années qu’il fait ça, marié 3 enfants, en location il donne 20e par mois… Il reçoit tous les soirs, c’est repas plus alcool pas de contrôles????