Depuis le 31 août 2026, la Caisse des Dépôts met en garde contre une vague d’escroquerie utilisant son nom. Des cybercriminels contactent des particuliers, prétendant qu’ils ont des fonds en attente et demandent des frais de dossier pour les débloquer. Cette fraude sophistiquée exploite à la fois la confiance envers les institutions publiques et les données personnelles compromises dans des fuites massives.
Exploitation d’une institution de confiance
Les fraudeurs profitent d’une disposition légale peu connue : depuis 2014, une loi oblige les banques à transférer les fonds des comptes inactifs depuis dix ans à la Caisse des Dépôts, qui les conserve vingt ans avant prescription. Les escrocs utilisent ce mécanisme pour convaincre leurs cibles de l’existence de fonds dormants. La Caisse gère effectivement ces avoirs via le service gratuit Ciclade. Les cybercriminels imitent cette réalité pour se présenter comme des conseillers habilités, piégeant ainsi de nombreux particuliers.
Les données compromises alimentent la fraude
Les escrocs utilisent des informations personnelles issues de fuites de données massives pour personnaliser leur approche. En connaissant nom, adresse et historique bancaire approximatif de leurs cibles, ils renforcent leur légitimité apparente, comme le souligne l’alerte de la Caisse des Dépôts.
Les cybercriminels utilisent principalement le téléphone et l’email. Ils se présentent comme des conseillers de la Caisse des Dépôts et prétendent qu’il y a des fonds en attente, nécessitant des frais administratifs pour être débloqués. Les frais, bien que modestes, incitent les victimes à payer, espérant récupérer des milliers d’euros. Une fois le paiement effectué, les escrocs disparaissent.
La crédibilité de l’arnaque repose sur l’utilisation de numéros de téléphone masqués, d’un vocabulaire administratif et même de faux sites web. La Caisse des Dépôts rappelle qu’elle ne contacte jamais ses clients de cette manière et ne demande jamais de frais pour restituer des fonds.
Signaler et se protéger avec THESEE
Les autorités recommandent d’utiliser la plateforme THESEE via Service-Public.fr pour signaler les tentatives de fraude. Cette plateforme permet de déposer plainte en ligne, facilitant le travail des enquêteurs. Chaque signalement enrichit la base de données des arnaques en cours.
Malgré ces outils, la prévention reste complexe. Les escrocs adaptent leurs techniques et exploitent des failles humaines. La meilleure défense demeure la vigilance et la vérification systématique des sollicitations financières.



