C’est confirmé : ces tatouages ne seront plus autorisés chez les gendarmes

La Gendarmerie nationale pourrait rater des talents : 14 millions de Français sont tatoués !

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C’est confirmé : ces tatouages ne seront plus autorisés chez les gendarmes | journaldeleconomie.fr

Alors que les tatouages se démocratisent, la Gendarmerie nationale en France reste ferme sur l’apparence de ses effectifs. L’institution, qui tient à conserver une allure professionnelle, fixe des règles très précises concernant la visibilité des tatouages. Le 8 décembre 2023, une mise à jour de l’instruction n°60 000/GEND/DOE/SDEF/BSOP a confirmé ces règles strictes, rappelant combien il est important que les agents arborent un look uniforme et neutre. Ce sujet touche autant les ambitions professionnelles de nombreux jeunes que l’image que le public se fait des forces de l’ordre.

Les règles et leurs objectifs

Les règles actuelles interdisent formellement les tatouages visibles pour les gendarmes. Les parties du corps toujours exposées – notamment le visage, le cou et les mains – ne doivent pas être tatouées. Toute marque doit être dissimulée grâce à l’uniforme ou par un manchon adapté. Selon un porte-parole de la Gendarmerie nationale, la limitation des tatouages dans l’uniforme s’inscrit dans l’idée d’unité et d’exemplarité des agents.

Les objectifs affichés sont simples :

  • Créer une apparence homogène qui inspire confiance au public,
  • Garder un look neutre validant l’institution et
  • Veiller à la sécurité au sein des rangs.

Ce qui arrive aux gendarmes tatoués

Le non-respect de ces règles peut entraîner des sanctions sévères, voire l’exclusion définitive si le tatouage est jugé incompatible avec les valeurs de la République. On peut citer le cas de Yaël, un jeune de 21 ans qui rêvait de devenir gendarme mobile. Lors d’un salon de recrutement, il a appris que l’étoile de David tatouée sur son cou serait un obstacle majeur à sa candidature. Yaël a expliqué au Figaro : « Je me destinais au métier de gendarme mobile… J’ai modifié mon orientation. » Finalement, il a opté pour une autre carrière.

Effet sur le recrutement

Avec environ 14 millions de personnes tatouées en France – soit près d’un Français sur cinq –, cette règle pourrait priver la Gendarmerie nationale d’un bassin important de candidats. Pour préciser, 31% des jeunes âgés de 25 à 34 ans affichent un tatouage, alors que chaque année, la Gendarmerie recrute entre 10 000 et 12 000 jeunes pour divers métiers.

Ce point de vue soulève des interrogations sur la capacité d’adaptation face aux évolutions de notre époque. Même si certains trouvent cette position un brin démodée, Christophe Noël, avocat spécialisé en droit du travail, insiste : « Au sens de la loi… ce n’est pas une discrimination. »

La vue du public et les réflexions à venir

Les avis sont partagés. Certains comprennent qu’il faut garder un uniforme discret pour paraître sérieux et respecté, tandis que d’autres trouvent la décision déphasée, surtout quand le tatouage est devenu un mode d’expression courant.

La Gendarmerie nationale conseille à ceux qui rêvent d’intégrer ses rangs de bien réfléchir avant de se faire tatouer de façon visible, car cela pourrait compromettre leurs ambitions professionnelles. Pour les futurs candidats, il est donc important de mesurer attentivement les conséquences de ce choix sur leur avenir dans le service public sécuritaire français.

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