L’enseigne britannique de prêt-à-porter New Look annonce la fermeture de 26 magasins, une décision qui intervient dans une période compliquée pour le secteur. Cette annonce a des répercussions notables sur le futur du commerce de détail, surtout en ce qui concerne la montée du numérique et la contexte économique difficile. La fermeture de ces points de vente se traduit aussi par la suppression de 350 emplois, illustrant les difficultés que rencontrent les magasins traditionnels face à l’expansion des ventes en ligne.
Fermeture des magasins et conséquences sur l’emploi
La décision de fermer certains magasins touche directement ses opérations en Grande-Bretagne, avec des fermetures réparties entre l’Irlande, le Pays de Galles et l’Angleterre. Parmi les villes concernées, on compte Wickford dans l’Essex et Bracknell Peel. En Irlande, la situation prend une tournure particulièrement forte puisque la marque se retire complètement du marché irlandais, où elle était présente depuis 2003. Ainsi, tous les points de vente de New Look dans ce pays disparaissent, marquant la fin d’une ère.
Le secteur du prêt-à-porter traverse une période difficile, rendue encore plus complexe par plusieurs facteurs économiques. La montée en puissance du impact du numérique a complètement bouleversé le paysage de la distribution, compliquant la survie des boutiques physiques. Par ailleurs, la baisse généralisée du pouvoir d’achat, associée à des coûts d’exploitation en hausse, rend la situation particulièrement tendue pour les enseignes classiques.
En France, des marques bien connues comme Camaïeu, San Marina et Kookaï ont déjà dû fermer leurs portes. À l’international, le Royaume-Uni et les États-Unis font face à des fermetures similaires dans le domaine du prêt-à-porter. Ces évolutions mettent en lumière les changements majeurs dans la manière dont les consommateurs interagissent avec les marques de mode (un véritable tournant pour le secteur).
Virage numérique et avenir incertain
Face à ces difficultés, New Look a décidé de miser sur une stratégie numérique pour s’adapter aux nouvelles habitudes d’achat. La compagnie va désormais concentrer ses efforts sur les ventes en ligne, en proposant ses collections sur des plateformes populaires comme ASOS et Very. Cette bascule vers le numérique s’avère être une réponse à l’évolution rapide du marché.
La crise sanitaire a d’ailleurs accéléré cette transition digitale, faisant du shopping en ligne le choix de prédilection pour beaucoup. Les magasins physiques ne subissent pas seulement une baisse de fréquentation, ils peinent aussi sous le poids de loyers souvent prohibitifs, rendant leur gestion de plus en plus difficile.
La situation en France aujourd’hui
Pour le moment, les fermetures ne concernent pas directement la France où New Look continue d’exploiter plusieurs boutiques. Néanmoins, le marché français n’est pas à l’abri des mêmes pressions : forte concurrence, anticipation d’une consommation en déclin et passage au numérique restent de sérieux défis à relever.
Même si New Look a choisi de maintenir sa présence en France pour l’instant, d’autres enseignes internationales ont déjà réduit leur empreinte dans l’Hexagone face aux pressions similaires.



