Ancien membre du GIGN, Daniel Cerdan revient dans un ouvrage haletant sur les coulisses de l’élite de la gendarmerie française et sur son propre parcours d’opérationnel, du terrain aux plus hautes sphères de la sécurité. À l’occasion de la sortie de GIGN – TOP Action, (Valeurs Ajoutées Éditions) il nous livre ici un témoignage à la fois humain, engagé et lucide sur le monde d’aujourd’hui, les enjeux sécuritaires et l’exigence d’une vie consacrée au service.
Comment êtes-vous entré dans le GIGN et quel a été votre parcours avant d’intégrer cette unité ?
À la fin de mon service national, je devais prendre un poste de professeur de technologie. Je choisis de rester dans l’armée et je m’engage deux ans. Sportif et ayant l’envie d’occuper un poste de terrain, je décide alors de rejoindre la gendarmerie. Je m’y suis tout de suite senti « chez moi ». Je suis muté en escadron de gendarmerie mobile. Quand je ne suis pas déployé en mission, je continue le sport : cross, course d’orientation, football et j’intègre également l’équipe légère d’intervention. Enfin, je décide de m’inscrire aux tests d’entrée du GIGN… et la belle aventure commence !
Quels sont les enseignements les plus précieux que vous avez tirés de votre carrière ?
J’apprécie le respect de la hiérarchie, l’ordre et tous les codes de la militarité. Comme disait Charles Péguy « L’ordre, et l’ordre seul, fait en définitive la liberté ».
Comment a-t-elle influencé votre vision du monde et de la sécurité en général ?
La délinquance a toujours existé et n’en finit pas de s’intensifier. Une magistrate qui a pris sa retraite en 2020 avait déclaré « On a atteint le mal absolu », en précisant que les violences atteignent désormais les prétoires. Face à cette montée de la violence et des menaces contre la France, la gendarmerie a toujours su s’adapter et a anticipé chaque changement. À chaque crise, le GIGN se durcit, se renforce.
Quelle a été la transition la plus difficile entre votre carrière opérationnelle et votre vie après le GIGN ?
J’ai la chance de ne pas avoir eu de transition. J’ai été rapidement engagé à l’ONU puis j’ai effectué des missions pour l’Union européenne. Je donnais des cours de protection et de négociation. J’ai l’impression encore aujourd’hui d’être toujours en mission.


