Ils veulent tout bloquer : l’appel qui pourrait plonger la France dans le chaos

Le 10 septembre 2025, une mobilisation inédite pourrait bouleverser la France.

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Ils veulent tout bloquer : l’appel qui pourrait plonger la France dans le chaos
Ils veulent tout bloquer : l’appel qui pourrait plonger la France dans le chaos | journaldeleconomie.fr

Le 10 septembre 2025 s’annonce comme un jour important de mobilisation en France. Un collectif apolitique, nommé « Mobilisation10septembre », demande un blocage général du pays pour protester contre les mesures d’austérité du plan Bayrou, présenté le 15 juillet 2025. Ce mouvement, né sur internet et qui ne s’appuie pas sur les syndicats traditionnels, pourrait bien marquer une nouvelle étape dans la contestation sociale, en raison de l[impact économique majeur] des mesures proposées.

D’où vient le mouvement et que réclame-t-il

Le collectif « Mobilisation10septembre«  a été créé par une vingtaine de personnes qui se sont rencontrées en ligne. Leur objectif est de s’opposer aux mesures économiques mises en avant par le gouvernement, comme la [suppression de deux jours fériés], le gel des prestations sociales, et l’instauration d’une « année blanche » budgétaire visant à économiser près de 43 milliards d’euros. Leurs slogans – « Bloquons tout », « Mobilisation10Septembre » et « Boycott général » – montrent bien leur volonté de faire plier le gouvernement en s’attaquant directement à l’économie.

Mais les revendications vont au-delà des questions budgétaires. Le groupe défend également la justice sociale, la solidarité, la dignité et l’égalité. L’appel est simple : arrêter net les activités quotidiennes, avec la fermeture des écoles, l’arrêt des métros, et la suspension des achats et des livraisons.

Comment ça s’organise et quoi faire

Majoritairement composé de citoyens connectés sur internet, le collectif propose plusieurs actions pour ce jour de mobilisation. Il est question notamment de boycotter les grandes surfaces et de retirer massivement son argent des grandes banques. On encourage tout le monde à cesser de travailler et à occuper pacifiquement des lieux symboliques, en organisant aussi des blocages ciblés de routes et de sites stratégiques. Pour accompagner ces actions, des caisses de grève et des fonds locaux ont été mis sur pied afin d’unir les différentes luttes.

Une carte indiquant les rassemblements locaux est disponible sur leur blog officiel. Des manifestations sont prévues, par exemple, à Bordeaux sur la place des Quinconces dès 11 heures et à Pau sur la place Royale dès 10 h 30. D’autres villes comme Amiens, Angers, Avignon, Besançon, Brest, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Le Mans, Lille, Limoges, Lyon, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nice, Orléans, Poitiers, Reims, Rennes, Strasbourg, Toulouse, Troyes et Valenciennes verront elles aussi des actions se dérouler ce jour-là.

Rappel des Gilets jaunes et soutiens divers

Ce mouvement rappelle celui des Gilets jaunes, né en novembre 2018 pour protester contre la hausse des prix du carburant. Même si, cette fois, aucun signe distinctif comme les fameux gilets fluorescents jaunes n’est affiché, les actions prévues – blocages routiers et occupations pacifiques – évoquent clairement les modes opératoires connus de l’époque.

Par ailleurs, Jérôme Rodrigues, figure bien connue chez les Gilets jaunes, soutient activement ce nouveau mouvement sur les réseaux sociaux en invitant ses abonnés à partager le site web Mobilisation10Septembre, en soulignant les inquiétudes liées à la [réforme de l’épargne]. Ce mouvement trouve aussi un écho chez certains comptes d’extrême droite aux discours identitaires et aux théories conspirationnistes.

Les retours des uns et des autres

L’appel lancé suscite des réactions variées, aussi bien parmi les syndicats que chez le grand public, et même au sein du gouvernement, mettant en lumière l’importance d’une [consultation citoyenne] pour assurer le succès des réformes. Par ailleurs, sept organisations syndicales font circuler une pétition sur Change.org pour demander l’abandon des mesures d’austérité proposées – Sophie Binet, CGT, Union syndicale, Solidaires et d’autres lancent déjà l’appel à de futures mobilisations.

Même s’il est encore trop tôt pour juger de la portée que prendra cette journée d’action collective, de nombreux observateurs restent attentifs, craignant une montée de colère qui pourrait se transformer en tensions sociales. Matignon suit de près les événements, espérant ainsi éviter toute escalade.

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