L’Agence cherchait à lever 7 milliards d’euros à 30 ans : ce sont finalement 31 milliards d’euros que la France aurait pu se faire prêter. À l’origine, le prix d’émission correspondait à un rendement de 14 points de base à celui de référence, mais devant l’affluence des investisseurs, les établissements en charge de la syndication de l’emprunt ont baissé à 12 points.
La signature française est donc de grande qualité pour les investisseurs internationaux, qui ont confiance dans les finances du pays suite à l’élection présidentielle. Emmanuel Macron a rassuré les marchés, tandis que la hausse possible des taux d’intérêt dans la zone euro a fini de convaincre les financiers. En 2013 pour la dernière opération à 30 ans, la France proposait une levée de fonds de 4 milliards d’euros à 30 ans, les investisseurs en avaient apporté le double. Une preuve supplémentaire, s’il en fallait une, que la France est particulièrement bien accueillie sur les marchés.
La lune de miel va-t-elle se poursuivre ? Cela reste évidemment à voir, car Emmanuel Macron va devoir passer le test des élections législatives, dont le résultat est de nature à infléchir (ou à confirmer) la solidité de la signature tricolore. C’est maintenant au tour de l’Allemagne de lancer une adjudication à 30 ans ; le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et la Belgique suivront sur des échéances moins longues.


