L’AGS a payé 2,2 milliards d’euros de salaires en 2025

En 2025, l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS) a mobilisé des moyens sans précédent

Publié le
Lecture : 2 min
Des hausses de salaire pour 2023, mais peut-être moins importantes qu'espéré
L’AGS a payé 2,2 milliards d’euros de salaires en 2025 | journaldeleconomie.fr

En 2025, l’Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés (AGS) a mobilisé des moyens sans précédent pour assurer le paiement des salaires face à la hausse des défaillances d’entreprises.

AGS : un soutien massif face à une augmentation des défaillances

En 2025, près de 250 000 salariés ont bénéficié d’une prise en charge de leurs créances salariales par l’AGS, soit une légère hausse de 1 % par rapport à 2024. Cette progression, dans un contexte économique marqué par une fragilisation durable des entreprises, confirme que la pression sur l’emploi se maintient à un niveau élevé.

L’AGS a engagé 2,233 milliards d’euros pour assurer le paiement des salaires, un record depuis la création du dispositif en 1974. Le directeur général de l’AGS souligne que cette hausse des montants avancés reflète une combinaison d’éléments, notamment l’augmentation des salaires moyens par salarié concerné et la complexité accrue des situations rencontrées.

Cette dynamique est représentative d’une crise plus profonde : alors que l’économie peine à retrouver une trajectoire de croissance solide, les faillites se traduisent par un risque élevé pour la sécurité de l’emploi. L’AGS joue ainsi un rôle central pour atténuer les conséquences sociales immédiates de ces défaillances.

Impact humain : des salariés exposés et des parcours professionnels fragilisés

Derrière les chiffres se cachent des réalités humaines fortes. Chaque semaine en 2025, plus de 4 800 salariés ont été accompagnés par l’AGS, et près de 3 000 d’entre eux ont été concernés après une perte d’emploi. En moyenne, l’AGS a avancé plus de 8 800 euros par salarié, un montant révélateur de l’intensité des situations de précarité salariale que doit affronter une partie significative de la main-d’œuvre française.

La progression de 5 % des montants versés par salarié, comparée à l’année précédente, suggère que les emplois concernés sont souvent des postes avec des rémunérations plus élevées ou des créances salariales complexes à traiter.

Des secteurs et des territoires particulièrement affectés

L’analyse par secteur montre que l’industrie a été particulièrement touchée en 2025, devenant le premier secteur accompagné par l’AGS. Avec plus de 41 800 salariés pris en charge, l’industrie représente près de 17 % des interventions, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2024.

Par ailleurs, les très petites entreprises (TPE) restent au cœur des interventions : 84 % des entreprises accompagnées comptaient moins de dix salariés, et les interventions auprès de ces TPE ont progressé de 2,8 % en un an.

Le bilan 2025 de l’AGS met en lumière à la fois l’ampleur des défaillances d’entreprises et les conséquences directes sur l’emploi en France. Alors que l’économie peine à rebondir, la demande sur ce dispositif de garantie des salaires reste soutenue, soulignant l’ampleur des tensions sur le marché du travail.

Laisser un commentaire

Share to...