Depuis le 1er juillet 2023, une réforme importante permet aux propriétaires de lancer une saisie sur salaire en cas de loyers impayés, sans devoir attendre le feu vert d’un juge. Issue de la loi d’orientation du ministère de la Justice de 2023, cette mesure modifie clairement les règles du jeu pour les locataires et les bailleurs en France. Elle suscite déjà de nombreux commentaires et critiques, surtout concernant la situation des locataires les plus vulnérables.
Des démarches simplifiées pour les propriétaires
Désormais, un commissaire de justice (anciennement appelé huissier de justice) peut directement enclencher une procédure de saisie sur salaire. Les propriétaires n’ont plus qu’à obtenir et enregistrer un commandement de payer sur le registre numérique des saisies des rémunérations pour lancer l’opération. Si ce commandement reste sans effet pendant un mois, la saisie peut avoir lieu sans audience préalable ni débat contradictoire.
Pour démarrer la procédure, le bailleur doit impérativement posséder un titre exécutoire. Cette réforme permet ainsi aux propriétaires de récupérer plus rapidement les loyers impayés. Néanmoins, le locataire dispose d’un mois pour contester ou négocier l’injonction de payer, période pendant laquelle un juge interviendra uniquement en cas de contestation.
Des conséquences pour les locataires
Pour les locataires, la norme veut que leurs revenus soient directement visés en cas de loyer impayé. Les sommes concernées incluent notamment les indemnités de chômage et les pensions de retraite, tandis que le revenu de solidarité active (RSA) est épargné. En plus, un montant minimal qualifié de « solde bancaire insaisissable » (SBI), fixé à 646,52 euros, doit rester disponible pour le locataire.
Cette procédure rapide fait craindre des situations difficiles, notamment selon les associations de défense des locataires. La Confédération nationale des locataires (CNL) a exprimé de vives critiques, qualifiant cette mesure de « nouvelle attaque d’ampleur contre les locataires les plus fragiles ». Pour elle, la réforme néglige les droits des locataires en difficulté financière et limite leur capacité à se défendre face à ce dispositif.
Réactions et critiques dans le débat
La CNL ne se fait pas prier pour pointer du doigt le fait que « le juge n’intervient qu’à posteriori » et dénonce que cette méthode se fasse « au mépris des droits et de la vie des locataires en situation de détresse financière ». Selon le ministère du Logement, environ 1,5 million de ménages se retrouvent chaque année en retard ou en impayé de loyer.
De son côté, Danielle Dubrac, présidente de l’Unis (Union des syndicats de l’Immobilier), défend la réforme en précisant que « les commissaires de justice peuvent saisir une partie du salaire directement lorsqu’un commandement de payer adressé au locataire reste sans effet pendant un mois ». Elle rappelle aussi que « le juge intervient uniquement si le locataire conteste », ce qui vise à améliorer l’efficacité pour les propriétaires.







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