Les mesures migratoires lancées sous l’administration de Donald Trump continuent de poser des soucis aux personnes souhaitant se rendre aux États-Unis. Ces règles ont non seulement compliqué les déplacements, mais ont aussi conduit à plusieurs incidents où des voyageurs se sont heurtés à des contrôles renforcés et parfois inattendus. Cela soulève des questions sur la liberté de mouvement et les droits individuels, tout en dévoilant les difficultés rencontrées par les voyageurs internationaux.
Des exemples qui en disent long
Au printemps dernier, plusieurs histoires ont fait le tour à propos de voyageurs bloqués à l’entrée des États-Unis. Par exemple, un chercheur français travaillant pour le CNRS a été refoulé en mars après que des messages critiquant Donald Trump ont été découverts sur son téléphone. Cet épisode montre bien combien les agents du Customs and Border Protection (CBP) surveillent de près les opinions exprimées par les voyageurs.
On a aussi noté le cas d’une Irlandaise qui a été détenue pendant dix-sept jours pour possession de drogue et délits mineurs, ainsi que celui de Hasan Piker, citoyen américain et streameur sur Twitch, interrogé à l’aéroport de Chicago à son retour de France. Ces situations démontrent que même les Américains ne sont pas à l’abri d’un contrôle strict, malgré le fait que leur droit d’entrée soit en général reconnu.
Les pros de l’immigration à la rescousse
Devant ces complications, les avocats spécialisés en immigration sont plus que jamais sollicités pour orienter ceux qui pourraient être affectés par ces mesures. Par exemple, Jennifer Behm, associée au cabinet Berardi Immigration Law, rappelle que « l’entrée des touristes sur le territoire est une décision qui dépend à 100% du bon vouloir des inspecteurs du CBP ». Son collègue, Michael Wildes, partenaire au cabinet Wildes & Weinberg, constate une hausse de la demande de conseils préventifs : « Je vois des dizaines de personnes avec qui j’ai eu des relations il y a une vingtaine d’années revenir juste par mesure de précaution. »
Gary Chodorow, un autre avocat spécialisé, s’emploie également à informer et préparer ses clients contre les obstacles potentiels sur leur route.
Groupes à surveiller et conseils pratiques
Les personnes particulièrement à risque comprennent notamment :
- les détenteurs de carte verte qui ont eu des démêlés avec la justice ou passé beaucoup de temps à l’étranger.
- les titulaires de visas qui doivent redoubler de vigilance s’ils n’ont pas respecté leur titre de séjour ou ont déjà eu des soucis judiciaires.
Pour les touristes, il est important de pouvoir justifier de liens solides avec leur pays d’origine et de présenter un séjour temporaire.
Il est recommandé aux personnes susceptibles de rencontrer des problèmes de prendre contact avec un avocat pour mettre au point une stratégie avant de partir. Il vaut aussi mieux éviter certains points de contrôle situés avant l’embarquement au Canada, en Irlande et dans les Caraïbes. Par ailleurs, adhérer au programme Global Entry peut aider à réduire les échanges avec le CBP et faciliter le passage à la frontière.
Des contrôles stricts aux frontières
Les procédures actuelles permettent aux agents du CBP d’examiner chaque voyageur en détail. Ils peuvent même fouiller dans votre téléphone portable — sauf au terminal JFK de New York où un mandat est nécessaire — et vous questionner sur votre nationalité, vos intentions, ou encore votre casier judiciaire. Les douaniers s’intéressent aussi à votre lieu de résidence habituel et à votre statut touristique.





