Le taux de grévistes relevé par la SNCF a été de 17,63%. Un résultat légèrement supérieur à la moyenne enregistré durant les précédents jours du conflit, mais bien loin de la précédente « journée sans cheminots » du 14 mai, où les grévistes avaient été 27,58%. Les syndicats souhaitaient pourtant une mobilisation « massive » de leurs troupes, et d’une certaine manière les chiffres par catégorie de personnels sont effectivement meilleurs : 53,4% chez les conducteurs, 45,5% de contrôleurs et 21,3% d’aiguilleurs. Mais même là, les résultats sont moins bons que le 14 mai qui avait vu près de 75% de conducteurs en arrêt de travail.
Le timing joue contre la mobilisation. La commission mixte paritaire, qui a rapproché les versions du texte voté par l’Assemblée et le Sénat, a rendu sa copie ce lundi. Il ne reste plus qu’à l’adopter dans les deux chambres, ce qui sera fait avant la fin de la semaine. Il ne reste plus rien à négocier, la pression se portant maintenant sur les négociations autour de la future convention collective qui entrera en vigueur en 2020 pour les nouveaux embauchés à la SNCF.
Malgré tout, certains syndicats tournent autour de l’idée de poursuivre le conflit au-delà de la fin du mois de juin, qui devait pourtant voir l’arrêt de cette mobilisation « perlée », deux jours d’arrêt de travail tous les cinq jours. Toutes les organisations ne suivront pas ce mot d’ordre, cependant.


