Ce même François Hollande, qui alors, candidat à l’élection présidentielle, avait déclaré, quand S&P avait abaissé en 2012 la note de AAA à AA+ : « nous ne sommes plus en première division », tout en établissant un lien de cause à effet entre cet perte du triple A et l’échec du quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Cette fois-ci, c’est sa politique qui est directement mise en cause par l’agence de notation. Un nouveau coup dur pour le gouvernement. A titre de comparaison, l’Allemagne est toujours titulaire de son triple A…nnLes conséquences d’une telle dégradation pourraient être sérieusement handicapantes pour la France qui risque aujourd’hui d’avoir bien du mal à emprunter de l’argent sur les marchés, avec des taux d’intérêts réduits.
Pourtant ce n’est pas une surprise pour le gouvernement, qui comme le veut la tradition, a été prévenu en avance d’une telle dégradation. A l’instant où la note a été connue, ce vendredi, Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, réagissait dans un communiqué. C’est donc un ministre catastrophé et qui essaye sans trop y croire de vendre la France aux marchés, la France qui aura besoin de lever encore 200 milliards d’euros en 2014…nnPourtant le ministre se permet de « déplorer les jugements critiques et inexacts portés par l’agence de notation Standard and Poor’s », rappelant au passage les « réformes d’envergure » entreprises par le gouvernement. Mais ici, cela se passe comme dans un conseil de classe scolaire, l’élève a beau râler, les notes ont été rendues…

