Vous y aviez droit sans le savoir : cette aide peut vous rapporter jusqu’à 1 450 € par mois

Saviez-vous que 5 millions de proches aidants ne se reconnaissent pas dans ce rôle vital ?

Publié le
Lecture : 2 min
Vous y aviez droit sans le savoir : cette aide peut vous rapporter jusqu’à 1 450 € par mois
Vous y aviez droit sans le savoir : cette aide peut vous rapporter jusqu’à 1 450 € par mois © journaldeleconomie.fr

En France, les aidants jouent un rôle très important pour de nombreuses familles, bénéficiant parfois d’une aide non contributive pour alléger leur quotidien. Aujourd’hui, 14 millions de Français peuvent bénéficier d’aides sans condition de revenus, et avec l’âge et les maladies, la demande de soutien ne cesse de grandir. Environ un Français sur cinq aurait besoin d’une aide régulière. Pourtant, selon le Journal du Net, 9,3 millions d’aidants recensés par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) ignorent qu’ils peuvent bénéficier de droits et d’aides, un phénomène similaire au non-recours à l’Aspa.

Qui sont les aidants ?

Un aidant, c’est quelqu’un qui aide régulièrement et gratuitement un proche dépendant ou en situation de handicap. Cette aide peut consister à faire les courses, s’occuper du ménage, préparer les repas, aider à la toilette ou encore gérer des démarches administratives comme la déclaration de revenus et la gestion des factures. En France, près d’un adulte sur cinq se retrouve à s’occuper d’un parent malade, d’un conjoint dépendant ou d’un enfant handicapé.

Il faut savoir qu’environ 5 millions de proches aidants ne se reconnaissent pas dans ce rôle. En effet, beaucoup considèrent l’aide apportée comme une simple marque de solidarité familiale, sans qu’il soit forcément question d’avoir droit à des compensations.

Quelles aides pour les aidants ?

Les aidants peuvent bénéficier de plusieurs aides sociales en France pour compenser leur engagement :

  • L’Allocation journalière du proche aidant (AJPA) : Elle est versée par la CAF ou la MSA et s’adresse aux aidants qui mettent leur activité professionnelle en pause pour s’occuper d’un proche. Le montant s’élève à 64,54 € par jour ou 32,27 € par demi-journée, dans la limite de 1 420 € par mois.
  • La prestation de compensation du handicap (PCH) : Cette aide permet à l’aidant d’être rémunéré à l’heure en fonction du nombre d’heures d’aide fournies et du lien de parenté avec la personne aidée. Le montant peut atteindre jusqu’à 1 451 € par mois.
  • Le crédit d’impôt : Il donne droit à une réduction fiscale correspondant à 50 % des sommes engagées pour embaucher un professionnel qui prend temporairement le relais.
  • Les aides ponctuelles des caisses de retraite complémentaires : Elles offrent des chèques destinés à financer le transport, l’hébergement et les repas lors de séjours de vacances.

Démarches administratives et témoignages

Il n’existe pas encore de carte officielle ni de statut administratif universel pour les proches aidants en France. Pour profiter des aides, il faut que la dépendance ou le handicap du proche soit reconnu par des organismes comme la CAF, la maison départementale pour les personnes handicapées (MDPH) ou encore les caisses de retraite complémentaires, sous certaines conditions d’éligibilité.

D’ailleurs, certains aidants salariés peuvent demander un « congé proche aidant » auprès de leur employeur.

Laisser un commentaire

Share to...