7 pays où s’expatrier pour optimiser sa fiscalité selon son profil

Publié le
Lecture : 3 min
Winston Tjia Qu4klz478xc Unsplash
7 pays où s’expatrier pour optimiser sa fiscalité selon son profil | journaldeleconomie.fr

L’expatriation fiscale ne se résume pas à chercher le taux le plus bas. En pratique, le bon pays dépend surtout du profil du contribuable. Entrepreneur en vue d’une cession, investisseur vivant de dividendes, rentier ou retraité ne relèvent pas des mêmes logiques. À cela s’ajoutent la résidence fiscale effective, les conventions fiscales et, le cas échéant, les règles d’exit tax. Tour d’horizon de 7 pays particulièrement favorables en fonction de son profil. 

Chypre

Chypre est une référence pour les entrepreneurs, investisseurs et certains retraités. Le statut de résident non domicilié permet en principe une exonération de défense contribution sur les dividendes et intérêts pendant dix-sept ans. Les revenus provenant de dividendes ou d’intérêts ne sont pas imposés sous le statut de résident non-dom. Les pensions étrangères peuvent, sous conditions, être imposées à 5 % au-delà de 5 000 euros. Pour un profil patrimonial, le pays combine fiscalité légère et cadre européen.

Malte

Malte intéresse surtout les entrepreneurs avec liquidité future, les investisseurs et les retraités. Dans plusieurs régimes spéciaux, les revenus étrangers remisés à Malte sont imposés à 15 % avec un minimum annuel de 15 000 euros. Pour le programme retraite, le minimum descend à 7 500 euros pour le bénéficiaire principal. Sous le statut de non-dom il n’y a pas d’impôts sur les rveenus non rappatriés à Malte. Le pays reste donc attractif, à condition de bien maîtriser la logique de remittance basis.

Grèce

La Grèce a construit deux régimes très lisibles. L’article 5A de la loi 4172/2013 permet, pour certains nouveaux résidents fortunés, une imposition forfaitaire de 100 000 euros par an sur les revenus étrangers. L’article 5B prévoit pour les retraités une imposition de 7 % sur les revenus étrangers pendant quinze ans. C’est aujourd’hui l’un des dispositifs les plus compétitifs pour les profils patrimoniaux ou retraités.

Italie

L’Italie vise surtout les grandes fortunes mobiles grâce à l’article 24-bis du TUIR. Le régime des nouveaux résidents permet de substituer à l’impôt ordinaire un forfait annuel sur les revenus étrangers. Depuis la loi budgétaire 2026, ce forfait est porté à 300 000 euros par an pour le contribuable principal. L’Italie reste donc une solution haut de gamme, pertinente surtout lorsque les revenus étrangers sont déjà très élevés.

Andorre

Andorre séduit par sa simplicité. L’impôt sur le revenu des personnes physiques y est plafonné à 10 %. Les revenus jusqu’à 24 000 euros sont exonérés et la tranche comprise entre 24 000 et 40 000 euros est imposée à 5 %. Pour les entrepreneurs, investisseurs et retraités qui recherchent un système clair, stable et de proximité, Andorre conserve une place à part.

Suisse

La Suisse reste une destination de référence pour les grandes fortunes non actives grâce au forfait fiscal, fondé notamment sur l’article 14 de la loi fédérale sur l’impôt fédéral direct. Ce régime n’est pas un taux uniforme. Il repose sur une imposition d’après la dépense, encadrée et variable selon les cantons. Il s’adresse surtout aux profils patrimoniaux et aux retraités fortunés.

Hongrie

La Hongrie est moins médiatisée, mais conserve un vrai intérêt. L’impôt sur le revenu des personnes physiques est de 15 %. Les dividendes sont également taxés à 15 %, avec une contribution sociale complémentaire dans certaines limites. Pour un entrepreneur, un investisseur ou un retraité qui veut rester dans l’Union européenne avec une pression fiscale modérée, la Hongrie mérite d’être examinée.

Au final, le bon pays n’est pas celui qui affiche le taux le plus spectaculaire. C’est celui dont le régime correspond réellement à la nature des revenus, au calendrier patrimonial et à la capacité du contribuable à s’installer de manière effective. C’est pour cette raison que les dossiers sensibles sont souvent préparés avec des cabinets spécialisés comme Valmerand, dont le rôle consiste moins à “vendre” un pays qu’à sécuriser juridiquement l’ensemble de l’expatriation.

Laisser un commentaire

Share to...