Démographie : où les Français font-ils le plus d’enfants ?

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La France s’enfonce dans le déclin démographique. En 2024, le pays a atteint son plus bas niveau de fécondité depuis 1919 : 1,62 enfant par femme, selon l’Insee. Résultat ? Un effondrement des naissances : 663 000 bébés seulement en 2024, soit 2,2 % de moins qu’en 2023 et 21,5 % de moins qu’en 2010 ! L’institut Telos, dans une étude relayée par Sud-Ouest, confirme cette chute inquiétante et révèle de profondes disparités régionales.

Les départements qui font le plus d’enfants

Malgré cette tendance générale, certains territoires continuent d’afficher des taux de fécondité supérieurs à la moyenne nationale. En tête du classement, Mayotte affiche un taux de 4,50 enfants par femme, selon l’étude de l’institut Telos, relayée par Sud-Ouest. Cette dynamique s’explique en partie par une forte immigration et des structures familiales jeunes. Elle se confirme également dans les autres départements d’outre-mer, notamment en Guyane, qui se positionne en deuxième place du classement avec 3,32 enfants par femme, suivie de La Réunion avec 2,28.

En métropole, certains départements franciliens se démarquent également. Le Val-d’Oise (2,11), la Seine-Saint-Denis (2,05) et l’Essonne (1,85) affichent des taux de fécondité élevés. Ces zones attirent des populations jeunes et présentent une diversité culturelle et familiale qui favorise les naissances.

Des berceaux de plus en plus vides à Paris et dans le Sud-Ouest

En revanche, certains territoires français enregistrent des taux de fécondité particulièrement faibles. C’est le cas de Paris, qui détient le taux le plus bas du pays avec 1,25 enfant par femme, un niveau équivalent à celui du Japon, comme le souligne l’étude, pays souvent perçu comme incarnant le plus le vieillissement démographique. Ce taux s’explique notamment par le coût élevé du logement, la taille réduite des espaces de vie et, plus généralement, le coût de la vie dans la capitale.

Le Sud-Ouest n’est pas épargné. En Gironde, le taux de fécondité tombe à 1,42, tandis qu’il est de 1,45 enfant par femme dans les Pyrénées-Atlantiques. La région Nouvelle-Aquitaine affiche également un faible niveau de fécondité avec seulement 151 naissances pour 100 femmes. Seul le Lot-et-Garonne se démarque avec 176 naissances pour 100 femmes, dépassant légèrement la moyenne nationale.

La France reste en tête de l’Europe

Malgré sa baisse historique, comme le souligne l’étude de l’Institut Telos, la France conserve une position relativement favorable à l’échelle européenne. En 2022, dernière année avec des données comparables disponibles, le taux de fécondité s’élevait à 1,46 enfant par femme dans l’Union européenne. Avec 1,62 enfant par femme, la France devance largement l’Allemagne (1,4), l’Espagne (1,1) et l’Italie (1,2).

Même observation à l’échelle mondiale : la fécondité française reste bien supérieure à celle observée dans des pays en fort déclin démographique comme Hong Kong (0,7), Macao (0,9) ou encore la Corée du Sud, qui affiche le taux de natalité le plus bas au monde. En revanche, elle reste bien en deçà de pays à forte natalité comme le Mozambique ou le Niger, qui dépassent les 5 enfants par femme.

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