La visite de Donald Trump dans la péninsule arabique s’est révélée particulièrement bénéfique pour les intérêts économiques américains, notamment pour le constructeur aéronautique Boeing. D’après les informations communiquées par la Maison Blanche et relayées par Reuters, le Qatar a signé un contrat de plusieurs dizaines de milliards de dollars portant sur l’acquisition de plus de 150 avions, mercredi 14 mai 2025.
Qatar Airways commande 160 appareils officialisée
Après une période de forte turbulence, Boeing peut sabrer le champagne. L’avionneur américain a conclu un contrat « historique », pour reprendre les mots du président Donald Trump. Qatar Airways et Boeing ont paraphé cet accord, qui porte sur 160 avions long-courriers, dont 130 Dreamliner 787 et 30 Boeing 777X, le tout pour un montant de 96 milliards de dollars.
À cette commande s’ajoute une option sur 50 appareils supplémentaires, représentant un engagement industriel de premier plan pour la compagnie Qatar Airways, déjà l’un des principaux opérateurs du Moyen-Orient.
Une démonstration diplomatique à forte portée économique
Ce contrat s’inscrit dans une séquence régionale dominée par la diplomatie économique des États-Unis. Dès le 13 mai, Donald Trump avait annoncé depuis Riyad plusieurs accords industriels stratégiques, notamment dans les domaines de la Défense et de l’Énergie. L’accord signé avec le Qatar vient consolider cette offensive, avec pour objectif affiché de renforcer la présence commerciale américaine dans le Golfe.
Le PDG de Boeing, Kelly Ortberg, a participé activement aux discussions qui ont précédé la signature. Si la valeur ferme du contrat est de 96 milliards de dollars, plusieurs analystes estiment que son impact total pourrait avoisiner les 200 milliards, en prenant en compte les services associés, la maintenance et les retombées indirectes pour les sous-traitants. Cette opération place Qatar Airways en tête des clients de Boeing, qui peut enfin souffler après des mois de polémiques liées à des incidents sur ses appareils. Elle renforce également la position du Dreamliner comme pilier de la flotte qatarie sur le segment long-courrier.


