La Sécurité sociale française se retrouve dans une situation délicate avec un risque de manquer de liquidités dès 2027, d’après un rapport de la Cour des comptes. Des déficits qui montent en flèche et un marché des capitaux à court terme sous pression compliquent la capacité de l’organisme à emprunter pour honorer ses dettes. Pour l’Acoss, le besoin en financement pourrait quadrupler pour atteindre 89 milliards d’euros en 2027.
Un déficit qui s’agrandit et le casse-tête de la dette
En 2024, le déficit de la Sécurité sociale s’est chiffré à 15,3 milliards d’euros, soit environ 5 milliards de plus que prévu. Les prévisions pour 2025 annoncent un déficit de 22,1 milliards d’euros. La branche maladie est en cause puisqu’elle représente 90% du déficit total en 2024. Ce gâchis tient en grande partie à des recettes moindres et à une augmentation des dépenses médicales.
Jusqu’en 2024, la Cades avait réussi à encaisser la nouvelle dette, mais elle a atteint sa limite. Du coup, l’Acoss va devoir recourir à des emprunts à court terme pour combler le trou. Une des pistes envisagées serait de prolonger la durée de vie de la Cades grâce à une loi organique.
Des idées pour freiner les dépenses
Face à ce sacré sac de nœuds, la Cour des comptes propose plusieurs pistes pour mieux gérer les dépenses. Par exemple, réduire les coûts liés à l’intérim dans les métiers paramédicaux hospitaliers, qui ont triplé entre 2019 et 2023 pour atteindre 472 millions d’euros. Elle suggère également de distribuer gratuitement aux hôpitaux le stock restant de deux milliards de masques chirurgicaux post-Covid et d’affiner la gestion du régime des pensions d’invalidité.
La Cour préconise aussi de durcir les conditions pour cumuler emploi et retraite pour ceux qui n’ont pas encore atteint l’âge légal et de revoir les allègements généraux sur les cotisations sociales. En outre, soumettre les primes d’intéressement ou de participation aux cotisations sociales pourrait rapporter jusqu’à trois milliards d’euros de plus.
Politique et défis à surmonter
Mettre en place ces mesures ne sera pas de tout repos sans une majorité parlementaire. Un véritable test se profile dans le secteur du transport sanitaire, où chauffeurs de taxi et Assurance maladie se retrouvent en désaccord. En 2024, les dépenses dans ce secteur ont atteint 6,74 milliards d’euros, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés. François Bayrou, Premier ministre, a annoncé qu’il allait réexaminer le projet sur ce dossier sensible, ce qui montre bien l’ampleur du désaccord et l’importance des réformes économiques.
Par ailleurs, la Cour des comptes suggère que mutuelles et patients participent davantage aux frais médicaux ce qui pourrait inclure une modulation des remboursements en fonction des revenus. Néanmoins, Laurent Cappelletti critique ces recommandations, les trouvant pénalisantes pour les malades (une position qui alimente le débat).
Moins de dépenses qui ne servent à rien
Nicolas Revel, directeur général des hôpitaux de Paris (AP-HP), souligne la nécessité de couper dans les dépenses superflues du secteur médical, ce qui pourrait inclure une réduction du plafond des indemnités journalières. Dans une note publiée par Terra Nova, il appelle à une réforme structurelle pour mieux suivre les patients chroniques.

seule loyer 50% EDF ET GDF 35 % ainsi toute les augmentations alimentaire nos charges assurances avec un revenu modeste ( ..APL 1 EUROS ) 44 année de carrière .aucun loisir ..tout les avantages des fonctionnaires .de nos dirigeants ministres qui ont piller et gaspiller les caisses de l’ état ..( les cures thermales ) la médecine à jamais été gratuite ..tout les mois à découvert de 600 euros ..toujours les mêmes qui trinque ….la roue tourne .pour ceux qui nous démunissent ..