L’Assemblée valide la suppression des ZFE : qu’est-ce qui va changer ?

Ces zones à faibles émissions (ZFE) avaient été créées pour limiter la pollution dans les grandes agglomérations.

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Le mardi 17 juin 2025, les députés ont voté un texte qui va profondément modifier la façon dont on circule en ville. En adoptant le projet de loi de simplification de la vie économique, l’Assemblée nationale a validé la suppression des zones à faibles émissions, plus connues sous le nom de ZFE.

Fin des ZFE, fin de l’interdiction de rouler pour les vieilles voitures

Ces zones avaient été créées pour limiter la pollution dans les grandes agglomérations. Le principe était simple : interdire progressivement l’accès aux véhicules jugés trop polluants, en se basant sur la vignette Crit’Air apposée sur le pare-brise. Les modèles les plus anciens, notamment les diesels immatriculés avant 2006, étaient les premiers concernés. La plupart des grandes villes devaient mettre en place ces restrictions avant la fin de l’année 2025.

Avec ce vote, ces obligations sont suspendues. Les collectivités locales ne seront plus tenues d’appliquer ces règles. Cela signifie que les conducteurs de véhicules anciens pourront continuer à rouler en centre-ville, même si certaines mairies décideront peut-être de maintenir des limitations sur leur territoire. Ce changement ne supprime donc pas tous les contrôles d’un coup, mais il retire le caractère obligatoire du dispositif. Les automobilistes doivent donc continuer de s’informer pour éviter les amendes.

Le centre-ville des grandes villes de nouveau accessible

Ce texte concerne particulièrement les habitants des grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille, Toulouse ou Strasbourg, où les ZFE étaient déjà en vigueur ou en cours d’extension. Pour les automobilistes, cela représente un soulagement : plus besoin, à court terme, de changer de véhicule pour continuer à se déplacer librement.

Toutefois, ce changement pourrait avoir des conséquences sur la qualité de l’air, notamment dans les centres urbains les plus exposés. Des associations de santé et de défense de l’environnement s’en inquiètent déjà, craignant une hausse des émissions polluantes. D’un autre côté, de nombreux ménages s’étaient plaints du coût important que représentait l’achat d’un véhicule plus récent, alors que les aides financières restaient limitées.

Le projet de loi adopté par l’Assemblée doit encore être débattu au Sénat, puis faire l’objet d’un vote définitif. En attendant, les règles actuellement en place dans chaque ville restent valables. Les conducteurs doivent donc se renseigner localement pour savoir s’ils sont ou non concernés.

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