Les écarts de salaire entre les grandes et petites entreprises en France

Saviez-vous qu’un salarié d’une grande entreprise peut gagner jusqu’à 824 euros de plus par mois qu’un de petite structure ?

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Les écarts de salaire entre les grandes et petites entreprises en France
Les écarts de salaire entre les grandes et petites entreprises en France © journaldeleconomie.fr

Les différences de salaire entre les salariés des grosses entreprises et ceux des petites structures en France font souvent débat. Un rapport publié récemment par l’Observatoire des inégalités en s’appuyant sur les données de l’Insee de 2023 met en avant ces disparités salariales. Comprendre ces écarts est nécessaire, car ils influencent aussi bien le pouvoir d’achat des personnes que leur sensation de bien-être financier.

Différences de salaire selon la taille de la boîte

Les salaires varient vraiment selon la taille de l’entreprise. Dans les très grandes entreprises regroupant 5 000 salariés et plus, le salaire médian atteint 2 689 euros. Pour les entreprises de taille intermédiaire, c’est-à-dire celles qui emploient entre 50 et 249 salariés, il est de 2 238 euros. Quant aux petites boîtes, avec moins de 10 salariés, le salaire médian chute à moins de 1 865 euros. Ces chiffres montrent un écart de 824 euros entre les plus petits et les plus grosses structures.

Pour les 10% des salariés les mieux payés, la différence est encore plus marquée. Dans les très grandes entreprises, on devra toucher au moins 5 181 euros par mois pour faire partie de ce groupe, alors que dans les petites entreprises, ce seuil tombe à 3 254 euros. À l’opposé, parmi les 10% des salariés les moins payés, ceux qui bossent dans des entreprises de plus de 5 000 salariés gagnent moins de 1 640 euros, tandis que dans les petites structures, le salaire médian se situe à 1 415 euros.

Plusieurs raisons peuvent expliquer ces différences notables. Les grandes entreprises disposent souvent de ressources financières plus confortables. D’ailleurs, la rémunération des cadres augmente généralement avec le nombre de personnes qu’ils supervisent. Il faut aussi noter que les syndicats sont « plus présents » dans les grandes structures, ce qui contribue à une meilleure application des grilles de salaires prévues par les conventions collectives.

Par ailleurs, bosser dans une grande entreprise offre souvent d’autres avantages en nature, qui vont au-delà du simple salaire. On pense par exemple à :

  • la formation continue
  • aux congés supplémentaires
  • à une mutuelle santé avantageuse
  • aux divers bénéfices proposés par le comité social et économique (CSE) (obligatoire dans toutes les entreprises de plus de 11 salariés, ce qui permet souvent aux grosses entreprises de mieux financer des chèques-cadeaux ou des réductions sur certains services)

Richesse : ce que pensent les gens vs la réalité

La façon dont on perçoit la richesse varie beaucoup en France. D’après une enquête du ministère du Travail, beaucoup de Français considèrent qu’on est riche lorsqu’on dispose d’un revenu mensuel net après impôts supérieur à 5 000 euros. Pourtant, le seuil réel pour être considéré comme riche est un peu plus bas : il se fixe à 4 056 euros nets après impôts, ce qui correspond à environ 6 130 euros bruts par mois pour une personne seule sans enfant.

Seuls 8% des salariés du secteur privé touchent ou dépassent ce niveau, comparé à 3% des fonctionnaires. Au total, environ 1 854 000 personnes en France atteignent cette barre symbolique, chiffre qui inclut également quelque 750 000 retraités percevant une pension mensuelle d’au moins 4 000 euros.

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