À l’approche de l’hiver, le chauffage s’impose comme un enjeu à la fois individuel et collectif. Selon une enquête nationale réalisée pour Rothelec, les Français suivent de près leur consommation d’électricité, mais se montrent peu enclins à modifier leurs habitudes, même en cas de tension sur le réseau.
Une vigilance accrue sur la consommation de chauffage
Le chauffage n’est plus un simple poste de dépense hivernal. D’après le sondage réalisé en décembre 2025 par Rothelec, 71% des Français déclarent suivre l’évolution de leur facture de chauffage, dont 39 % quasiment au jour le jour. Cette attention témoigne d’un changement de comportement : l’énergie fait désormais l’objet d’un suivi régulier, au même titre que d’autres dépenses contraintes.
Interrogés sur l’impact de la fin du bouclier tarifaire, 39% des répondants estiment que leur facture pèsera “énormément” sur leur budget cet hiver, tandis que 32% anticipent une hausse “un peu” plus lourde. À l’inverse, une minorité se dit peu inquiète ou reconnaît ne pas encore mesurer précisément les conséquences. Selon l’enquête, la facture de chauffage est devenue un indicateur central de l’équilibre budgétaire des ménages.
Baisser la température reste un geste minoritaire
Si la vigilance est largement partagée, les ajustements concrets sont plus limités. Le sondage montre que seuls 22% des Français se disent prêts à baisser la température de 1 à 2°C sans difficulté. 31% accepteraient cet effort uniquement en cas de forte tension sur le réseau électrique.
À l’inverse, 26% refusent catégoriquement toute baisse de température, tandis que 21% expliquent que leur décision dépendrait de la rigueur de l’hiver et de leur situation personnelle. Ces résultats soulignent une réalité persistante : le confort thermique demeure un repère central dans le quotidien, et les marges de manœuvre perçues restent limitées.
Peu de ménages disposent d’un budget pour le froid
L’enquête met également en lumière une faible anticipation financière. Seuls 21% des répondants indiquent avoir prévu un budget spécifique pour faire face à une vague de froid intense. 79% n’ont constitué aucune enveloppe dédiée, préférant ajuster leur consommation au fil de l’hiver.
Cette absence de réserve traduit moins un manque de prévoyance qu’une contrainte économique. Le sondage révèle que la majorité des ménages gèrent le chauffage “au jour le jour”, en surveillant les réglages et la consommation, sans réelle capacité à absorber un choc prolongé sur la facture.
Le confort thermique reste prioritaire
L’ensemble des réponses dessine un équilibre fragile. Les Français se montrent attentifs à leur consommation et conscients des enjeux liés à l’électricité en hiver, mais restent attachés à un niveau de confort jugé essentiel. Selon Rothelec, cette situation explique la difficulté à généraliser des gestes de sobriété reposant uniquement sur la baisse volontaire de la température.
Le sondage suggère ainsi une attente implicite de solutions perçues comme plus acceptables, permettant de concilier maîtrise des coûts et confort quotidien. Une évolution progressive, plutôt qu’une rupture, qui reflète l’état d’esprit actuel des ménages face au chauffage.



