À l’ère du numérique, le secteur bancaire en France est en pleine mutation : les distributeurs automatiques de billets (DAB) en France doivent se moderniser pour répondre à la directive européenne 2019/882, qui impose des normes d’accessibilité depuis le 28 juin 2025. Les banques doivent intégrer des fonctionnalités adaptées aux personnes en situation de handicap, tout en renouvelant leur parc de modernisation des DAB. Ces nouvelles machines, baptisées Cash Services, promettent de redéfinir l’accès aux services bancaires pour les Français. Ce changement intervient alors que les paiements en espèces reculent, passant de 68 % des transactions en 2017 à 51 % aujourd’hui.
La bascule vers les « Cash Services »
Soutenue par de grandes enseignes comme BNP Paribas, Société Générale, Crédit Mutuel, et le CIC, la transition repose sur plusieurs raisons. Ces banques se sont regroupées pour mutualiser le réseau dans un projet commun. Elles ont installé 1 000 de ces nouveaux automates depuis fin juin 2025, avec pour ambition d’atteindre 3 000 machines avant la fin de cette année. À terme, près de 7 000 sites devraient être opérationnels dans tout le pays.
Les « Cash Services » se distinguent par leur polyvalence. En plus des retraits d’espèces, ils permettent le dépôt de chèques et d’argent liquide, une fonctionnalité très attendue des usagers. L’utilisation est simplifiée : la banque est reconnue dès l’insertion de la carte, donnant accès à l’interface bancaire de l’utilisateur sans frais supplémentaires, même hors réseau.
Ce que ça change sur le plan économique et social
La mutualisation des services par les grandes banques vise surtout à réduire des coûts opératoires jugés trop lourds pour maintenir les DAB traditionnels. Selon des estimations publiées en avril par Le Monde, des milliers de DAB sont en voie de disparition. Cette évolution soulève des questions : la perte du contact humain en agence est dénoncée par certains, tandis que d’autres voient là une simplification des opérations quotidiennes.
Le déploiement accéléré de ces automates modernes cherche aussi à répondre à la désertification bancaire, notamment dans les zones rurales. L’idée est de mieux desservir ces territoires en remplaçant les DAB fermés par des points de retrait modernes et plus efficaces.



